« Opposer photovoltaïque et agriculture est injuste et réducteur »
par | 26.01.10
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Une multitude d’opportunités de multifonctionnalité

Le premier niveau de réflexion nous vient des pays qui sont plus en avance que la France sur le sujet, en particulier l’Allemagne, où la plupart des centrales photovoltaïques au sol se combinent avec un élevage ovin sous les panneaux. Outre le maintien d’une activité agricole sur site, l’intérêt pour le producteur d’électricité qui exploite le parc est de voir ses coûts d’entretien réduits par l’appétit des moutons.
Compte tenu des contraintes d’implantation en rangées séparées de plusieurs mètres (compter 5 mètres d’espace pour 2 mètres d’emprise au sol), ainsi que des hauteurs sous les modules (de l’ordre de 1 mètre), la lumière diffuse permet de garantir une végétation similaire à celle d’une prairie vierge de toute installation énergétique. Et par conséquent, un chargement ovin à l’hectare quasi-identique.
Dans cette même lignée, d’autres usages de la terre peuvent être envisagés. La modularité des installations photovoltaïques, dont l’unité de production est un panneau de 1,80 m de longueur sur 90 cm de largeur en moyenne, offre une multitude d’opportunités de multifonctionnalité.
Un petit tour d’horizon rapide des réalisations permet de découvrir des plantations de vanille sous panneaux photovoltaïques à la Réunion, une plantation de myrte et d’immortelle en Haute Corse, de la culture maraîchère en Allemagne et des jachères apicoles dans le Gard.
Un récent article paru dans le journal Charente Libre (daté du 15/07/09) évoquait en effet la diminution des populations d’abeilles en France et préconisait la création d’espaces de jachères d’une trentaine d’hectares chacun répartis sur le territoire, et agrémentées de plantes mellifères. Lesquelles permettraient aux abeilles de trouver leurs sources de protéines vitales. Ces sites potentiels, que l’Association « Réseau Biodiversité » cherche à mettre en place dans le département, seraient des réceptacles naturels et parfaits à l’implantation de panneaux solaires.
Les positions et les avis s’assouplissent
Cette multifonctionnalité interpelle les Chambres d’Agriculture, qui sont les premières concernées par ces questions d’implantation de parcs photovoltaïques sur « leurs terres », et séduit un grand nombre de leurs membres. Au cours de ces huit derniers mois, les positions et les avis s’assouplissent. Et l’opposition préalable à laquelle les développeurs de projets photovoltaïques se heurtaient le plus souvent s’est progressivement muée en un intérêt évident, voire dans certains cas en un accompagnement volontariste. C’est le cas par exemple d’une chambre du Grand Ouest qui souhaite mettre en place une transhumance entre l’Est de son département (qui dispose de nombreux éleveurs ovins) et le Sud où quelques projets photovoltaïques sont en cours d’étude.
Car c’est une opportunité de diversification du revenu qui s’offre aux agriculteurs à travers ce développement photovoltaïque. Les terrains ne sont en effet en aucun cas retirés du monde agricole (aucun terrain n’est acheté, mais simplement loué au titre d’un bail emphytéotique) et l’installation photovoltaïque n’est pas pérenne (le développeur a un engagement ferme de réhabilitation du site et de recyclage des éléments in fine, de manière assez similaire aux contraintes pesant sur les carriers). C’est simplement une mise en valeur complémentaire d’un espace à travers la perception par le propriétaire d’un revenu locatif sécurisé par le contrat de rachat de l’électricité par EDF garanti sur 20 ans.
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HOURT GUY | 10.03.10 à 13.56
Les agriculteurs travaillent et produisent beaucoup d’aliments mais sont très mal payé et vive de subvention.Avec le photovoltaïque on produit peu mais on gagne sa vie sans travailler. Alors pourquoi pas permettre de faire un mixe des 2 productions autoriser un centrale au sol de 250kwc maximum a chaque agriculteur .Cela ne nuira pas a l’alimentation et permettra de supprimer les aides européennes.Et
pas de pesticide ni engrais chimique sur les trains occupe.Installer des plante mellifère entre les panneaux et mettre le terrain a disposition des apiculteurs