« Opposer photovoltaïque et agriculture est injuste et réducteur »
par | 26.01.10
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Pas question de remettre en cause la vocation agricole du site

Source : Rapport Solagro/Agence Paysage
Cet intérêt local pour cette multifonctionnalité trouve également un écho national. Le Président de la République vient d’inaugurer le 19 janvier dernier un parc photovoltaïque à Pierrefonds sur l’île de la Réunion. Celui-ci combine production d’électricité solaire et production d’huile essentielle de géranium rosat et de citronnelle, deux productions typiques de l’île, qui trouvent dans le revenu photovoltaïque une contribution financière conséquente et un moyen de gagner en compétitivité.
Ce soutien affiché par le chef de l’Etat à ce projet expérimental est cependant étonnant au regard de la position de certains préfets en métropole, comme l’un d’entre eux qui affirme dans une lettre du 15 octobre 2009 adressée aux maires de son département : « Un projet de centrale de production d’électricité au sol n’est pas compatible avec la vocation agricole des terres. »
La nécessité d’un cadre administratif clair apparaît ainsi d’autant plus indispensable que des projets similaires à celui de Pierrefonds sont aujourd’hui bloqués dans les tuyaux de certains départements français. Il en est ainsi de ce parc de 12 MWc (production équivalente à la consommation annuelle d’une ville de 15 000 habitants) sur le Causse aveyronnais, à quelques kilomètres à l’Est de Rodez, où une soixantaine de moutons n’attendent plus que l’aval de la Préfecture pour s’installer. Dans ce cas, la mise en place de panneaux photovoltaïques est fondamentale pour l’équilibre économique d’une exploitation agricole affaiblie et permettrait d’ailleurs à un jeune agriculteur d’affermir son installation. Ce n’est, certes, qu’un cas particulier, mais il illustre assez bien les situations auxquelles les développeurs de projets photovoltaïques sont confrontés au quotidien.
La question porte sur des surfaces de terre dérisoires
La dernière circulaire du ministère de l’Ecologie en date du 18 décembre 2009 est à cet égard un peu décevante, dans la mesure où il est réaffirmé que « les projets de centrales solaires au sol n’ont pas vocation à être installées en zones agricoles, notamment cultivées ou utilisées pour des troupeaux d’élevage ». Certes, le ministre précise dans le paragraphe suivant cette assertion en écrivant que : « l’installation d’une centrale solaire sur un terrain situé dans une zone agricole (…) est généralement inadaptée compte tenu de la nécessité de conserver la vocation agricole des terrains concernés ». Or, il n’est aucunement question de remettre en cause la vocation agricole du site, mais au contraire de l’enrichir en lui ouvrant davantage d’opportunités (retour de moutons dans des régions historiquement ovines, alors qu’ils avaient disparu en raison de la crise, maintien de cultures traditionnelles non rentables de manière intrinsèque, introduction de cultures bio, etc.).

Enfin, il ne faut pas perdre de vue que toutes ces questions ne portent que sur des surfaces de terres dérisoires. C’est aussi la raison pour laquelle beaucoup de chambres d’agriculture sont passées d’une méfiance initiale à une acceptation raisonnée. Même dans le cas (très improbable) où l’intégralité du développement photovoltaïque en France se réaliserait sur des surfaces agricoles (aucune toiture, aucune terre inculte), l’objectif 2020 de 5,4 GWc nécessiterait entre 10 000 et 15 000 ha, soit 0,03 à 0,05% de la surface agricole utile française. Autrement dit, en annualisant ce même objectif sur les dix prochaines années, l’impact sur les 120 000 ha de terres agricoles qui disparaissent chaque année apparaîtrait anecdotique en comparaison des 66 000 ha artificialisés ou des 20 000 ha de terres agricoles boisées tous les ans.
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HOURT GUY | 10.03.10 à 13.56
Les agriculteurs travaillent et produisent beaucoup d’aliments mais sont très mal payé et vive de subvention.Avec le photovoltaïque on produit peu mais on gagne sa vie sans travailler. Alors pourquoi pas permettre de faire un mixe des 2 productions autoriser un centrale au sol de 250kwc maximum a chaque agriculteur .Cela ne nuira pas a l’alimentation et permettra de supprimer les aides européennes.Et
pas de pesticide ni engrais chimique sur les trains occupe.Installer des plante mellifère entre les panneaux et mettre le terrain a disposition des apiculteurs