« Cet éco-quartier est devenu possible parce qu’il s’est intégré à un projet de vie »
par | 04.02.10
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La sobriété énergétique est l‘autre dominante de votre éco-quartier…
C’est un point délicat parce qu’il dépend à la foi de l’urbanisme et de l’architecture. Par exemple, une maison orienté Nord / Sud, c’est 30 % d’énergie en moins. Mais cela demande de travailler le réseau interne à la zone pour orienter le maximum de maisons dans cette position. Plus généralement, nous allons imposer à tous les promoteurs de la ZAC de nous fournir une étude thermique qui atteste d’une consommation de 45 km/m²/an.
En revanche, vous ne prévoyez pas de produire de l’énergie renouvelable sur place ?
La question énergétique ne doit pas être le leurre des éco-quartiers. Dans un premier temps, nous avions étudié la mise en place d’un réseau de chaleur bois-énergie, avec une chaudière qui chaufferait tout le quartier. Mais économiquement, cela n’était pas viable. L’ingénieur nous a dit qu’il faudrait que nos maisons consomment plus. Nous préférons construire des bâtiments qui consomment le moins possible. Et puis la question de l’énergie était aussi reliée à la notion de porosité entre la partie ancienne de la ville et l’éco-quartier. Cela ne sert à rien d’avoir un territoire propre si l’électricité provient d’une centrale à charbon. Nous avons donc imaginé un projet de central pholtovoltaïque sur le territoire de la commune, mais éloigné de deux kilomètres de l’éco-quartier. Cette future ferme solaire fera 8 hectares. Elle est prévue pour 2011, c’est-à-dire au moment même où les premières constructions de l’éco-quartier devraient sortir de terre.
Vous avez également travaillé sur la gestion des déchets…
Nous allons d’abord faire en sorte que le chantier soit le plus propre possible. Ensuite, au niveau de la ZAC, nous allons mettre en place des containers enterrés pour faciliter le ramassage. Nous disposons aussi d’une Betty-Box sur le parking d’un supermarché du Sequestre. Avec ce système, les personnes qui rapportent leurs déchets triés reçoivent une rétribution sur leur compte en banque. Enfin, les poubelles publiques de la commune sont bicompartimentées et récoltées par des véhicules électriques.
Comment avez-vous choisi les maîtres d’oeuvre ?
Le projet a été porté par une SEM, nous sommes donc passés par un appel d’offres. Il y avait plusieurs candidatures, toutes portées par des équipes complètes : urbanistes, consultants HQE et société d’infrastructures.
Pourquoi avez-vous décidé de partager cette expérience dans un livre ?
Au Séquestre, il n’y a pas grand chose à voir. Pourtant, tous les mois, nous avons entre 30 et 70 élus qui viennent visiter la commune. La semaine dernière j’ai même reçu Laurent Lessard, ministre québécois des Affaires Municipales, des Régions et de l’Occupation du Territoire. Vu qu’on me demandait tout le temps des documents, j’ai décidé de rassembler tous les éléments dans un livre. Y compris le bilan financier pour montrer que ce projet était tranférable ailleurs. Je voulais aussi rappeler que pour le développement durable, il faut avoir du temps. Dans le cas du Séquestre, il nous a fallu un mandat pour écrire le PLU, un autre pour signer les permis de construire et au final, il n’est pas sûr que l’éco-quartier soit terminé d’ici la fin d’un éventuel troisième mandat.
Un éco-quartier dans une commune de moins de 2000 habitants c’est possible !
LE SEQUESTRE – TARN
Gérard Poujade
16.5 x 24 cm - 112 pages
Editions Un Autre Reg’Art
Prix de vente public TTC : 18,50 euros
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Manu44 | 5.02.10 à 11.58
La! bravo, c’est réfléchi, concret et économiquement bien pensé!
Des initiatives qui devraient se généraliser.
Comme quoi faut pas être un maire Vert pour avoir appliqué des idées nouvelles vertes.