L’éco-innovation représente plus du tiers des brevets français
par | 05.02.10

Jeudi dernier, l’INPI dévoilait les résultats d’une étude sectorielle ciblée sur les éco-innovations. Selon cette enquête, les cleantech ont trusté près de 37 % des brevets français publiés en 2009, avec 5000 parutions.
L’éolien et le solaire en progression
Indicateur global, le rapport de l’INPI témoigne aussi du dynamisme de la recherche dans certains secteurs précis dont l’éco-mobilité, l’isolation, le chauffage ou encore le stockage du CO2. Sans oublier les domaines « stars » comme l’énergie éolienne qui a généré 42 dépôts de brevets en 2009, soit quatre fois plus qu’en 2000. Et le solaire avec ses 85 brevets en 2009, dont 15% ont été déposés par des établissements publics. A l’inverse, l’INPI constate le recul des innovations en matière de piles à combustible. Après avoir atteint des sommets de publication en 2005 (plus de 90 brevets), cette solution semble désormais moins prisée des équipes de recherche (44 projets en 2009).
La dépollution, une particularité française
Autre enseignement de cette étude, la position forte de la France dans le domaine de la dépollution. L’institut rappelle ainsi que l’Hexagone consacre une part croissante de ses brevets à ce secteur (2 % en 2000, 3 % en 2009). Une situation unique en Europe. Cet effort tricolore porte notamment sur les systèmes de traitement de l’eau (100 dépôts) et de l’air (350). Enfin, au-delà des résultats comptables, le rapport de l’INPI permet également de mettre en perspective le potentiel des différentes éco-innovations. Ses auteurs constatent par exemple que si les transports ne génèrent que 34 % des émissions de CO2 en France, ils ont trusté 62 % des brevets « verts » déposés en 2009.
En savoir plus : consulter l’étude de l’INPI (pdf)












