Moov’Eco, un projet collaboratif pour un véhicule urbain et modulable
par | 01.03.10

Porté par le Réseau Automobile Val-d’Oise Yvelines (RAVY), le programme Moov’Eco réunit six dirigeants de PME autour d’un concept innovant de véhicule électrique urbain. Un projet séduisant sur le papier mais plutôt modeste dans ses ambitions.
Smera, Reva, Think City, Bluecar, iOn… Longue sera la liste des citadines électriques lancées à l’assaut de nos centre-villes dans les prochains mois. Face à cette litanie de quatre-roues électriques, Patrick Souhait, Directeur Général de Muses, refuse toute assimilation. « Nous voulons faire comprendre que notre projet n’est pas de sortir une voiture électrique de plus, mais de proposer une véritable réponse au problème d’intégration des véhicules en milieu urbain. » De façon plus précise, Moov’Eco souhaite proposer un transport individuel, doux et modulable afin de s’adapter aux nouveaux comportements urbains (zones 30…) et aux contraintes réglementaires imposées pour le stationnement et la livraison.
Initiée en 2004 par l’ingénieur Luc Michel, la réflexion autour de Moov’Eco aboutit à un projet de plateforme roulante « habillée » en fonction de l’usage du véhicule : distribution du dernier kilomètre, autopartage, personne à mobilité réduite, bureau du professionnel ou déplacement familial. « Il s’agira d’une plate-forme à quatre roues directrices, conçue à partir de véhicules motorisés utilisés dans le monde industriel, explique Patrick Souhait. C’est une technologie largement éprouvée, on ne fait que la transposer. » A partir de cette plate-forme, l’utilisateur pourra donc choisir la déclinaison qui convient le mieux à ses besoins. En ayant l’assurance de disposer d’une surface au sol équivalente à celle d’une Smart fortwo et d’une capacité de charge pouvant aller jusqu’à 300 kg.
Des ambitions modestes
Propres, compacts et maniables, les futurs véhicules basés sur la plate-forme Moov’Eco devraient êtres équipés en série de capteurs permettant leur localisation. Plus surprenant, ils seront également conçus pour fonctionner « en petit train », avec un véhicule tracteur et jusqu’à quatre véhicules wagons. Cette spécificité est notamment destinée au déplacement de flottes dans le cadre de dispositifs d’autopartage. Reste la question des performances. « L’autonomie sera liée à l’usage. Le type de batterie variera donc en fonction des modèles, précise Patrick Souhait qui fixe la distance maximale des ses citadines à 250 km. La vitesse sera limitée à 50 km/heure en ville et à 90km/heure en périphérie. C’est suffisant car nos véhicules n’auront pas vocation à faire un Paris-Caen sur l’autoroute. »
Orignal et audacieux, le projet Moov’Eco semble en revanche souffrir d’un certain manque d’ambition. Pensé pour répondre à des problématiques mondiales, le programme Val d’Oisien se fixe ainsi des objectifs plutôt modestes. « Notre modèle économique repose sur les petites séries, le marché des niches. En 2014, nous aimerions vendre entre 400 et 500 véhicules par an. Une fois qu’on aura démontré la viabilité du premier véhicule, nous augmenterons peut-être nos capacités financières et donc nos objectifs. » En cours de labellisation par le pôle de compétitivité Mov’eo, le projet collaboratif bénéficiera de l’expertise de partenaires comme Chronopost International, CarBox ou La Ville du Pecq. Mais pas de l’expérience de grands constructeurs. La première plate-forme devrait être prête au dernier trimestre 2010, tandis que le premier véhicule est lui attendu pour la mi-2011. D’ici là, les citadines électriques concurrentes seront déjà en circulation dans nos grands centres urbains. Le chemin de Moov’Eco est encore long.
Illustration : Sylvère Boulay
Lumeneo - Moov’Eco : pas de collaboration en vue
Egalement fabricant de quatre-roues électriques en Ile-de-France, la PME Lumeneo présentera cette semaine son Smera dans le cadre du Salon International de l’Automobile de Genève. Malgré leur proximité géographique, les deux projets franciliens ne devraient pas être amenés à collaborer dans les prochains mois. Une situation que Patrick Souhait justifie par des divergences de fond entre les deux PME.
« Nous discutons avec d’autres sociétés dans le cadre du RAVY mais Lumeneo n’est pas dans cette logique de réseau. Aujourd’hui, nous avons des points de vue différents avec eux. Par exemple, nous pensons que notre véhicule doit permettre des quatre-roues sécurisés à des jeunes de 16-18 ans afin de faire baisser le nombre d’accidents en deux-roues. De son côté, Lumeneo privilégie davantage la circulation rapide entre les voitures. »
Moov’Eco en bref
- Nom de la société : Muses
- Sociétés fondatrices : ACB Engineering, Brukair, Indust Design, Pecan Technologies, SABMC, Yaka Solutions
- Lancement du projet : 2004
- Intégration au RAVY : octobre 2008
- Fonds recherchés : 2 millions d’euros dont 500 000 euros pour le financement d’un prototype
- Estimation prix : véhicule de livraison, entre 25 et 30 000 euros - véhicule personnel, entre 15 000 et 25 000 euros (Source : leparisien.fr)
En savoir plus : La fiche Muses sur GreenVivo.com
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Egalement fabricant de quatre-roues électriques en Ile-de-France, la PME














tramaille | 26.04.10 à 20.30
Voila la région parisienne qui se reveille…un projet qui arrive bien tard par rapport a F-city qui est une solution de mobilité urbaine avec sa télématique et son service auto’lib déjà tout prêt et qui est déjà commercialisée,et Cristal qui va être expérimenté en 2011 dans une grande ville française.