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Anthony Bernhaum de HSBC disait lors de votre webcast fin janvier : « la beauté de la solution Better Place est qu’elle ne nécessite pas de financement public significatif […] et n’oblige pas l’usager à faire de grands sacrifices ». Vous tirerez donc l’essentiel de vos revenus des ventes aux consommateurs d’abonnements à vos services ?
Notre business model est fondé sur la disparité entre le coût d’un « kilomètre essence » et celui d’un kilomètre électrique, lequel comprend les coûts de la batterie et de l’électricité.
Au fil du temps, nous nous attendons à ce que le prix du kilomètre essence augmente à mesure de la hausse du prix du pétrole. Et cela, tandis que le prix du kilomètre électrique décline à mesure de la baisse du prix des batteries et des énergies renouvelables.
Ce fossé qui se creuse améliorera l’économie de notre business model sur la durée. Nous n’avons pas encore annoncé notre modèle tarifaire, mais notre objectif est d’aboutir à une expérience de conduite électrique plus abordable que celle basée sur les moteurs à combustion. Nous établirons des formules d’abonnement flexibles qui répondent à différents modes de conduite.
Vous visez l’ouverture de nouveaux marchés en Europe et en Asie. Lesquels ?
En effet, nous continuons d’évaluer une poignée de pays européens et asiatiques, où prévalent les mêmes critères rencontrés en Israël et au Danemark : des politiques favorables au véhicule électrique appuyées par des fonds permettant de les mettre en œuvre ; un investissement privé comme le deuxième tour de table de 350 Md$ annoncé avec HSBC, Morgan Stanley Investment Management et Lazard Asset Management ; et une offre de véhicules à batteries échangeables comme le contrat signé avec Renault fin septembre dernier portant sur la production de 100 000 véhicules électriques en Israël et au Danemark d’ici 2016.
Qu’en est-il de la France ? Des rumeurs courent sur un prochain test de Better Place à Paris…
La France est l’un des marchés que nous sommes en train d’évaluer. Toutefois, beaucoup de travail reste à faire de toutes parts – Better Place, Renault, EDF, le gouvernement français, etc. – avant que nous puissions engager notre capital limité sur un marché aussi excitant que la France.
Comment envisagez-vous une entrée de Better Place en France au côté d’EDF ?
EDF et ERDF construiront une infrastructure dans les zones publiques avec le soutien financier de l’Etat français. Better Place renforcera la configuration française avec une infrastructure qui assurera l’autonomie complète. Better Place a approché EDF pour entamer des discussions sur la façon de garantir aux clients d’EDF et de Better Place qu’ils pourront bénéficier d’un « roaming » (ndrl, comme en téléphonie) entre nos deux réseaux. L’objectif étant de rendre un service rendu aux clients le plus approprié, et d’aboutir à un investissement le plus optimal au niveau national.
Avez-vous de bonnes relations avec le gouvernement français ?
Nous faisons partie de plusieurs groupes de travail depuis 2009, et entretenons de bonnes relations avec plusieurs personnalités du gouvernement. Comme vous le savez, nous avons eu le plaisir d’accueillir Anne-Marie Idrac (photo ci-dessus) et Christian Estrosi à Tel Aviv en 2009.
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