Cleantech Republic

Jeudi 9 septembre 2010

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« En Ardennes, nous avons regroupé 80 petits producteurs pour un toit photovoltaïque »

Marché | Aucune réaction

par Baptiste Roux Dit Riche | Cleantech Republic | 16.03.10

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Enercoop
Lancé en 2004, le fournisseur d’électricité verte Enercoop revendique aujourd’hui 5 500 clients dans l’Hexagone. Et propose désormais aux consommateurs d’investir directement dans des projets de centrales électriques. Entretien avec Stéphanie Lacomblez, responsable de la communication d’Enercoop.

Slacomblez

Stéphanie Lacomblez, Enercoop

Cleantech Republic : Comment est né le projet Enercoop ?

Stéphanie Lacomblez : Le projet remonte au printemps 2004. En plein contexte de libéralisation du marché de l’électricité, 22 acteurs du développement durable dont Greenpeace, Biocoop et les Amis de la Terre se sont réunis autour de la même table. L’idée était d’imaginer un opérateur d’électricité qui nous ressemble, un acteur qui développe les énergies renouvelables de façon éthique. Notre SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) a été créée en septembre 2005 afin de lancer une offre commerciale en 2006. D’abord à destination des professionnels, puis des particuliers en 2007. Aujourd’hui, nous comptons 5 500 clients dont 700 professionnels pour une consommation annuelle de 18 GW.

Et vous investissez désormais dans des centrales locales…

Oui, notre premier projet du genre est Enercoop Ardennes, dont l’ouverture remonte à juin 2009. Nous avons regroupé 80 petits producteurs pour un toit photovoltaïque implanté avec l’Agence Locale des Energies. Ca avance petit à petit. Les Ardennes, c’est un petit département, donc pour nous cela sert de coopérative-test. Nous souhaitons en développer dans d’autres régions. Nous avons d’ailleurs déjà quatre projets en préparation, en Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais, Bretagne et Languedoc.

Pourquoi lancez-vous ce type de projets ?

Ce qui est important pour nous dans le développement d’une centrale locale, c’est l’appropriation citoyenne. C’est-à-dire que chaque citoyen puisse investir dans un moyen de production renouvelable. Particulier ou professionnel, le consommateur devient alors producteur de son électricité. Cette situation crée un rapport différent à l’électricité et a donc un effet perceptible sur la consommation. C’est pour cette raison qu’on constate une implication forte des collectivités locales dans nos projets de centrales.

Et en terme d’investissement, le producteur est gagnant ?

Oui et non. C’est rentable mais c’est une rentabilité volontairement plafonnée. Le statut de SCIC se base en effet sur un taux d’obligation de 4%.

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