Réhabilitation énergétique globale des bâtiments : un démarrage lent et difficile
par | 23.03.10
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Alban Lapierre, Directeur de Alterea
Dans le domaine de la réhabilitation énergétique globale des bâtiments, identifiés comme « le principal gisement d’économies d’énergie exploitable immédiatement », la direction est donnée et les objectifs définis : rénovation des 800 000 logements sociaux les plus consommateurs, réduction de 38% des consommations du parc existant pour 2020, rénovation complète de 400 000 logements chaque année d’ici 2013, recours aux énergies renouvelables… La société Alterea dresse un état des lieux de ce chantier : prometteur, il démarre lentement.
Au cœur de l’activité de réhabilitation des bâtiments, Alterea, société d’ingénierie énergétique, dresse un état des lieux (*) de ce chantier. Le directeur de l’entreprise, Alban Lapierre (qui a co-rédigé cette tribune avec Jérémie Robert, chef de projet chez Alterea) observe que ce chantier démarre lentement. Pourtant, il représente une véritable opportunité pour faire évoluer les pratiques traditionnelles de la rénovation vers des objectifs de performance.
Malgré le nouvel arsenal réglementaire, les opérations de réhabilitation énergétique lourde tardent à voir le jour
Le dispositif du Grenelle accorde une place privilégiée à la réhabilitation énergétique des bâtiments. L’article 3 mentionne notamment que « le secteur du bâtiment représente le principal gisement d’économies d’énergie exploitable immédiatement ». Les objectifs nationaux étant posés, les mesures réglementaires associées s’inscrivent dans la ligne de ces engagements.
Dans ce contexte, la Réglementation Thermique appliquée aux bâtiments existants (RT Ex.) a été créée de manière à faire évoluer les pratiques traditionnelles de la rénovation vers des objectifs de performance qui se rapprochent de la Réglementation Thermique des bâtiments neufs, sans toutefois en identifier précisément toutes les subtilités. L’arrêté du 3 mai 2007, aussi appelé RT Existant « élément par élément », définit le cadre réglementaire pour des rénovations légères. Tandis que l’arrêté du 13 juin 2008, dit RT Existant « globale », s’attache à donner un cadre dédié aux réhabilitations lourdes.
En parallèle, la mise en application des « études de faisabilité des approvisionnements en énergie » est un outil intéressant pour le développement d’un mix énergétique diversifié et l’intégration des énergies renouvelables.
Malgré ce nouvel arsenal réglementaire, les opérations de réhabilitation énergétique lourde tardent à voir le jour, en dehors des initiatives de maîtres d’ouvrage innovants et des expérimentations liées aux appels à projets.
La RT Existant difficile à appliquer
La direction est donnée et les objectifs définis : rénovation des 800 000 logements sociaux les plus consommateurs, réduction de 38% des consommations du parc existant pour 2020, rénovation complète de 400 000 logements chaque année d’ici 2013, recours aux énergies renouvelables…
Au-delà du soutien à la filière du bâtiment, qui serait un dommage collatéral positif en ces temps de crise, les discours sont ambitieux et la politique actuelle se veut progressive. Toutefois, les engagements ne dissipent pas la difficulté d’appliquer la réglementation dans l’existant. Si les objectifs consensuels semblent acquis pour la plupart des acteurs du secteur, les méthodes et les moyens financiers à mobiliser semblent toujours incertains.
Jugée trop complexe par les maîtres d’ouvrage et souvent inadaptée par les bureaux d’études au regard des contraintes dans l’existant, la RT Ex. semble difficile à appliquer pour atteindre les objectifs. Scindée en deux volets, elle tente de donner une liberté d’action aux maîtres d’ouvrage dans le choix des actions de maîtrise de l’énergie. La RT Ex. « élément par élément » est plus adaptée à des opérations de rénovation partielle alors que la RT Ex. « globale » se définit comme l’expression performancielle d’une rénovation énergétique forte.
(*) Ce texte a été diffusé dans CLER Infos n° 73, publication du Comité de Liaison Energies Renouvelables
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irisyak | 23.03.10 à 23.08
Juste pour dire que ma consommation électrique pour le chauffage et la climatisation l’été coûte environ 500 Euros par an et que les travaux d’isolation de mon appartement, ici à Saintes, vont coûter environ 12000 Euros.
Je serai mort et l’isolation sera à refaire quand l’investissement sera amorti.
En clair il faut commencer par augmenter fortement le prix de l’énergie avec obligation d’utiliser une partie des revenus de la vente de l’énergie pour les économies d’énergies.