Elimination des déchets dangereux : Innoveox relance l’oxydation supercritique
par | 29.03.10
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En France, 60% des déchets dangereux sont traités par incinération. Or, même si cette technique a bien évolué, elle n’a toujours pas bonne presse. Pour l’Institut de veille sanitaire, les rejets des incinérateurs (cendres, fumées) ne sont pas sans risque. A ce problème majeur, la jeune entreprise Innoveox, créée en juillet 2008, répond par une alternative plus écologique. Sa solution met en œuvre l’oxydation supercritique. Un procédé qui date d’une quinzaine d’années et sur lequel avait longuement travaillé, au début des années 2000, le Professeur François Cansell, alors directeur de recherche au CNRS. Deux brevets, aujourd’hui sous la responsabilité d’innoveox, avaient été déposés pour protéger ces travaux.
Du gaz carbonique et de l’eau en sortie du procédé
La technologie innovante d’oxydation hydrothermale (voir encadré plus bas) consiste en la combustion « froide » (dans des conditions de température et de pression supercritiques) de la matière organique qu’elle convertit exclusivement en gaz carbonique et en eau. Pas de transfert de pollution, pas de flamme, pas de fumée, pas de sous-produits toxiques… ses avantages en termes de préservation de l’environnement sont multiples (en comparaison avec les solutions traditionnelles, incinération, procédés physico-chimiques et enfouissement).
Pour frotter son invention au marché, à l’époque, le Professeur Cansell avait créé l’entreprise HOO (Hydrothermale Oxydation Option). Une entreprise financée pour moitié sur des fonds privés, et par le CNRS pour l’autre moitié. Mais, HOO a fait long feu. Selon Jean-Christophe Lépine, Président d’Innoveox, HOO est arrivée quatre ou cinq ans trop tôt. Les poids lourds de l’incinération n’ont sûrement pas contribué à la diffusion d’une technique qui ne faisait que grossir, par effet loupe, les défauts de la combustion. Reste que « le capital dont disposaient les dirigeants de HOO n’était plus suffisant pour espérer un véritable développement », analyse Jean-Christophe Lépine. Sans compter que, à l’aube des années 2000, les thématiques du développement durable, de l’écologie et de l’environnement ne bénéficiaient pas de la même aura qu’aujourd’hui, de l’avis de Patrick Lemaitre, Directeur marketing et commercial d’Innoveox.
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Guyard | 31.03.10 à 09.41
Bonjour,
Très bien cette relance. Depuis le temps qu’on en parle de ce procédé, et qu’un certain nombre d’unités fonctionnent. Au moins l’article pointe une vérité jamais bonne à dire: l’innovation, ou plutôt son intégration dans la société, n’avance qu’au rythme voulu par les gens en place qui n’ont pas envie de voir arriver des concurrents dérangeants. Le moins cher aujourd’hui se paye toujours ensuite, en matière de pollution notamment. En tous cas le concept d’unité sur skid se développe, notamment dans la chimie. Voir le programme Suschem F3. Quand la Société sera un peu moins intoxiquée par le pognon, l’innovation avancera, le bien être avec.