Elimination des déchets dangereux : Innoveox relance l’oxydation supercritique
par | 29.03.10
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Une machine de 100 litres fin 2010, une plus grosse de 1000 litres en mars 2011
Il n’est pas exagéré de présenter Jean-Christophe Lépine comme le sauveur de l’oxydation hydrothermale. Ancien investisseur à succès dans l’immobilier et l’hôtellerie, il a injecté 1 million d’euros au capital d’Innoveox. Redonnant ainsi une seconde vie au projet de son ami François Cansell. Mieux, « notre opération de levée de fonds sera finalisée d’ici fin juin, explique Jean-Christophe Lépine. Nous visons un total de 7 millions d’euros. » Pour l’heure, un tiers de cette somme a été collecté auprès d’un banquier. Ce qui fait dire au patron d’Innoveox : « nous avons dépassé le stade de l’inquiétude de trouver de l’argent ».
Cette première « collecte » financière est affectée à la fabrication, dans le centre R&D d’Innoveox à Bordeaux, d’une machine de 100 litres. Cette petite machine devrait être opérationnelle en novembre ou décembre 2010. Une plus grosse machine de 1000 litres, capable de traiter une tonne de déchets à l’heure, est prévue pour mars 2011. Le coût de la petite unité s’élève à 1 millions d’euros. Jean-Christophe Lépine tient à souligner le soutien financier octroyé par la région Aquitaine qu’il n’hésite pas à qualifier « de Californie de l’environnement ». Il en coûtera 2,6 M€ pour l’unité de 1000 litres. « A terme, notre objectif est de traiter jusqu’à 34 tonnes à l’heure. »
Une unité transportable chez le client au plus près des effluents
Le procédé d’oxydation supercritique est particulièrement adapté au traitement des déchets liquides dangereux qui sont soit trop concentrés pour être dégradés biologiquement, soit trop dilués pour être incinérés efficacement. « Nous nous positionnons sur une niche », dit Patrick Lemaitre. Plus précisément, Innoveox projette de traiter 1 tonne de déchets industriels dangereux sur les 8 tonnes produites en France annuellement.
Pour attaquer le marché, Innoveox orientera sa démarche client en fonction du type d’industrie ciblée : raffinage, pétrochimie, chimie lourde, pharmacie, etc. « Nous ne vendrons pas notre machine, nous ne la louerons pas non plus, explique Jean-Christophe Lépine. Nous la placerons chez le client, nous l’exploiterons et nous facturerons à la tonne traitée. » Le traitement d’une tonne de déchets industriels dangereux coûte entre 250 et 1500 euros. Un montant auquel s’ajoute le coût de transport d’une tonne de déchets dangereux, soit 90 euros. « A 250 euros la tonne traitée, le modèle d’Innoveox est viable », estime son président.
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Guyard | 31.03.10 à 09.41
Bonjour,
Très bien cette relance. Depuis le temps qu’on en parle de ce procédé, et qu’un certain nombre d’unités fonctionnent. Au moins l’article pointe une vérité jamais bonne à dire: l’innovation, ou plutôt son intégration dans la société, n’avance qu’au rythme voulu par les gens en place qui n’ont pas envie de voir arriver des concurrents dérangeants. Le moins cher aujourd’hui se paye toujours ensuite, en matière de pollution notamment. En tous cas le concept d’unité sur skid se développe, notamment dans la chimie. Voir le programme Suschem F3. Quand la Société sera un peu moins intoxiquée par le pognon, l’innovation avancera, le bien être avec.