Des détecteurs de présence dans les bureaux pour réduire les dépenses d’éclairage
Efficacité énergétique | Aucune réaction
par | 20.04.10

Depuis janvier, Legrand commercialise une nouvelle génération de détecteurs de présence et de luminosité pour les systèmes d’éclairage. Le fabricant français promet une réduction de la consommation pouvant aller jusqu’à 55 %.
Vous avez un dossier à récupérer en salle de réunion ? Rentrez dans la pièce et avancez : une lumière douce s’enclenche automatiquement. De retour dans votre bureau, pressez l’interrupteur et vous disposerez d’une luminosité comme en plein jour. Dans les deux cas, les lampes s’éteignent dès votre sortie. Avec ses détecteurs ECO 2, le groupe Legrand propose, depuis janvier, un système inédit associant l’allumage traditionnel à la détection de présence et de luminosité. « Aujourd’hui, 43% des dépenses énergétiques sont réalisées dans les bâtiments. Beaucoup de choses ont déjà été faites dans le domaine du chauffage. Pour l’éclairage ou la bureautique par exemple, tout reste à faire » explique David Le Vely, responsable marketing France chez Legrand sur le marché tertiaire pour l’équipement du poste de travail et les courants faibles.
Jusqu’à 55 % d’économies sur l’éclairage
Selon le fabricant limougeaud, ses détecteurs encastrés en faux plafond ou en saillie murale offriraient une économie pouvant aller jusqu’à 55 % sur leur facture d’éclairage. Contre 40% pour son grand frère, l’ECO 1. « Pour un bâtiment de 400 m², on estime l’économie réalisée à 327 euros par an par rapport à un éclairage naturel. Cela représente 497 kg de CO2. L’amortissement se fait en moyenne sur deux ans. » Des performances optimistes qui varieront selon les bâtiments équipés et les configurations : variation de l’éclairage en fonction de la luminosité, sensibilité de détection… Sachant que les détecteurs sont pré-réglés pour un arrêt automatique après 15 minutes d’absence et lors d’une luminosité inférieure à 500 lux.
Généraliser ce type de systèmes
« Nous travaillons sur différents chantiers tertiaires pour des applications comme des bâtiments de bureaux ou plus récemment un parking » précise David Le Vely. Un responsable marketing qui a déjà officialisé l’équipement de l’hôpital Sud francilien ou du siège du Crédit Agricole de Bretagne. La gamme ECO 2 devrait également être prochainement lancée à l’international via notamment The Watt Stopper, la filiale américaine de Legrand. « Notre objectif est de démocratiser la gestion de l’éclairage dans les bâtiments en incitant les acteurs de la chaîne économique à systématiser ce type d’installations comme standard de l’efficacité énergétique ». Une grande ambition qui contraste avec le silence du groupe français sur ses objectifs chiffrés de vente de détecteurs ECO 2 dans les prochains mois.
Des prises vertes sur les bureaux
Autre éco-innovation présentée ces dernières semaines par Legrand, le concept de prises vertes vise à réduire les pertes énergétiques liées aux appareils de bureau. « Aujourd’hui, un ordinateur fixe qui reste allumé ou en veille consomme jusqu’à deux euros par an pour rien. Sur un parc de 100 postes cela représente donc 200 euros par an. Le problème est le même pour les photocopieurs ou les imprimantes explique David Le Vely. Les prises vertes offrent une économie d’environ 25 % en coupant l’alimentation de ces appareils sur des plages définies par le client. Par exemple de 20 heures à 7 heures ». A noter que ces prises vertes sont commandées par un interhoraire placé soit dans le tableau électrique, soit directement sur le bloc de prise.
Legrand en bref
- Création : 1860
- Siège social : Limoges (87)
- Chiffre d’affaires : 3,6 milliards d’euros
- Effectifs : environ 30 000 personnes
- Gamme ECO 2 : détecteur infrarouge avec une lentille de détection (jusqu’à 45 m²), détecteur infrarouge ultrasonic (jusqu’à 90 m²) et détecteur ultrasonic pour les grands espaces (jusqu’à 180 m²)
- Innovation : 5% du chiffre d’affaires, 1800 personnes, 4600 brevets actifs
Des prises vertes sur les bureaux













