
Biomasse, biogaz, biocarburants… Le petit monde des cleantechs leur fait les yeux doux. Naguère ignorées voire redoutées, les algues représentent désormais un gisement inespéré d’éco-innovations. Dernier exemple en date : les travaux d’une équipe de l’université de Stanford qui annonce avoir mis au point une méthode pour produire de l’électricité à partir de Chlamydomonas, un genre d’algues vertes. Présenté dans le numéro de mars de la revue Nano Letters, le procédé repose sur la conversion de la lumière solaire en énergie chimique par les chloroplastes de l’algue lors de la photosynthèse. Une puissance que l’équipe de Stanford a réussi à exploiter en implantant des électrodes en or à l’intérieur des chloroplastes. « Nous pensons être les premiers à extraire des électrons des cellules d’une plante en vie » se félicite WonHyoung Ryu, l’un des responsables des recherches cité par TheHindu. Une première qui a valu au projet de recevoir le financement du « Global Climate and Energy Project » de l’université de Stanford et du fonds de recherche de l’université Yonsei (Corée du Sud).

Chlamydomonas (×10 000) observées en microscopie électronique à balayage
Une production électrique encore très faible
Annonciatrice d’une éventuelle future technologie de production de bioélectricité à base d’algues, la découverte des scientifiques californiens n’en est qu’à ses balbutiements. Chaque cellule « équipée » ne produirait pour l’instant qu’une puissance d’un pico-ampère [1]. Une valeur extrêmement faible que les chercheurs espèrent faire monter en flèche dans les prochaines années. Selon eux, l’efficacité de leur méthode serait actuellement de seulement 20%. La marge de progression est donc importante même si rien ne garantit que l’expérience embryonnaire de Stanford pourra passer le cap de la production d’énergie à grande échelle. Dans un communiqué de l’université de Stanford, WonHyoung Ryu précise ainsi que son procédé entraîne pour l’instant la mort des cellules « exploitées » après une petite heure. Un souci majeur que les chercheurs devront régler s’ils souhaitent passer des pages abscondes des revues scientifiques aux « Unes » des grands magazines internationaux.
[1] 10−12 ampère
Sources : TheHindu.com, Futura Sciences, Stanford Daily
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Guillaume Besset | 25.04.10 à 13.14
Je m’excuse, mais le potentiel principal des micro algues n’est pas de produire de l’électricité mais plutôt de l’HVB pour biodiesel à partir des eaux usées ou encore pour l’alimentation, l’amendement des sols, etc..
Référons nous tjrs au facteur d’échelle !