Les piles à combustible boivent du petit-lait
The Economist | | 30.06.10
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Morbier, Livarot ou Maroilles. Ces fleurons de la gastronomie tricolores constituent, peut-être, l’avenir énergétique mondial. C’est en tout cas ce que nous apprend le Courrier International de cette semaine via la reprise d’un récent article de The Economist. Des chercheurs de l’université de Patras (Grèce) travaillent en effet sur une technologie de biopiles utilisant le « petit-lait » comme combustible. Déchet de l’industrie fromagère, ce liquide s’avère en effet très riche en lactose. L’idée consiste donc à implanter des cultures microbiennes consommatrices de ce sucre à l’intérieur des piles. Cette mise en relation provoquant la production d’électricité.
L’élimination d’un déchet nocif
Un processus doublement écologique car le « petit-lait » - qui représente pour certains fromages près de 70% du volume de lait utilisé lors de la fabrication – est considéré comme nuisible pour l’environnement. Plusieurs gouvernements imposent d’ailleurs aux industriels de traiter ces liquides après leur production. Mieux, le procédé grec pourrait également trouver des applications dans des secteurs comme l’élevage porcin, la transformation des aliments ou la brasserie. C’est notamment la thèse de Chris Melhuish, directeur du Bristol Robotics Laboratory qui pense que ces biopiles pourraient fonctionner quelle que soit la matière organique utilisée. Reste que la production d’électricité de ces « piles fromagères » se limite pour l’instant à quelques milliwatts. Une faiblesse qui pourrait être corrigée par l’augmentation prochaine de la surface de leurs électrodes.
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