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Ils s’appellent « Vélov », « Velib », ou encore « VélôToulouse ». Ecolos et ludiques, ils font désormais partie du quotidien de milliers d’urbains en France. Mais combien coûtent vraiment ces programmes de vélo en libre-service ? Sur le papier, ces dispositifs sont en principe fournis aux villes en échange de l’exploitation d’un réseau d’affichage publicitaire. Mais parfois le troc peut tourner au casse-tête financier.
Dans un article publié vendredi sur Slate.fr, le journaliste Thierry Del Jésus revient sur les récentes difficultés rencontrées par la société JCDecaux pour amortir ses quelques 42 000 vélos implantés dans 55 municipalités françaises. En cause notamment, le vandalisme. A Paris, près de 8 000 vélos auraient ainsi été portés disparus depuis le lancement de Velib’ en 2007. A tel point que les tarifs d’abonnement au service pourraient être revus à la hausse dans les prochains mois. Autre exemple de déconvenue : la ville d’Aix-en-Provence dont le contrat avec JCDecaux a été critiqué par la Chambre régionale des comptes. Le coût des « v’Hello » pour la collectivité serait trop difficile à chiffrer selon la juridiction. Sachant que côté « fournisseurs », une monture reviendrait entre 2000 et 3000 euros par an selon le GART (Groupement des autorités responsables des transports).
De nouvelles formules de location
Dans ce contexte, certaines villes ont décidé de confier leurs dispositifs de vélos à des sociétés de transport en commun dans le cadre de DSP (délégation de service public). C’est notamment le cas de Bordeaux (Keolis) ou de Nice (Veolia Transport). Une option qui a notamment pour avantage de mieux intégrer ces nouvelles stations aux plans de mobilité (voitures, bus, tramway ou métro). Mais le marché intéresse aussi des « privés » comme Vinci Park ou Peugeot (Mu) qui disposent déjà d’emplacements privilégiés dans les villes (concessions, parkings…). Et la liste pourrait bientôt s’allonger. Le vélo n’a en effet jamais eu autant la cote en ville. Ultime indice ? Le déploiement de nouvelles pistes cyclables. Thierry Del Jésus rappelle ainsi que Paris devrait prolonger ses voies « deux-roues » de 440 kilomètres aujourd’hui à 700 kilomètres d’ici 2014. Le Grand Lyon s’est pour sa part fixé un objectif de 920 kilomètres en 2020.
Article source : Les coûts du vélib explosent / Slate.fr (20.08.10)
New-York attend ses vélos
Après avoir soutenu le développement de pistes cyclables, Janette Sadik-Khan continue de promouvoir l’usage du vélo dans la grande pomme. Le site de CBS New York annonçait jeudi que la commissaire aux transports de New-York avait proposé le lancement d’un grand programme de vélo en libre-service dans sa ville. Un programme qui devrait débuter avec 10 500 bicyclettes en location. A terme, la municipalité souhaiterait disposer de quelques 49 000 vélos. Aucune date de lancement n’a été pour l’instant été communiquée.
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Johann | 26.08.10 à 09.51
Et pourtant JCDecaux ne se gêne pas pour facturer 150€ pour un vélo mal raccroché (voyant au rouge) et non volé pour de soi-disant frais de recherche de plus de 24h (résolues par l’informatique). Un rapport de la mairie de Paris en 2010 fait d’ailleurs état de nombreuses plaintes pour ce fait.
Pour du service public, facturer l’équivalent de 5 années d’abonnement pour un Vélo non volé paraît exagéré.
Un usager qui ne risque pas de recommencer…