Les acteurs de la filière solaire n’ont pas tardé à réagir au réajustement des tarifs d’achat de l’électricité photovoltaïque annoncé lundi par les ministères de l’Economie et du Développement Durable.
Le SER veut plus de stabilité
Dans un communiqué diffusé mardi, la branche photovoltaïque du Syndicat des Energies Renouvelables (SER-SOLER) a estimé que les acteurs du marché étaient prêts à accepter le principe d’une baisse des tarifs. Cela dit, ces derniers aimeraient « que cette évolution soit plus progressive et fasse l’objet d’une information du marché suffisamment à l’avance. » Le syndicat rappelle ainsi que « les professionnels souhaitent sortir au plus tôt de l’instabilité illustrée par la publication de deux arrêtés tarifaires à six mois de distance et disposer d’une visibilité sur les volumes du marché allant au-delà de 500 MW par an et tenant notamment compte de la baisse des coûts de revient intervenue depuis la fixation en 2007 des objectifs du Grenelle ». Le SER-SOLER fait également part de son intérêt pour la concertation nationale sur le système de régulation des tarifs de rachat promise par les deux ministères pour cet automne.
Enerplan regrette la complexité administrative
De son côté, Enerplan - l’association professionnelle de l’énergie solaire - rappelle d’abord que la décision gouvernementale intervient alors même que le secteur constate un essoufflement de la dynamique de nouvelles demandes de raccordement (moins 10% au 1er trimestre 2010, moins 30% au cours du 2nd trimestre). Au-delà de la baisse du tarif d’achat, l’organisation regrette surtout que ses deux principales demandes n’aient pas été prises en compte par les ministères : simplification administrative et introduction d’un coefficient d’insolation pour pondérer les tarifs de l’intégré au bâti. L’association explique ainsi que « le cadenas des contraintes administratives n’a pas encore été déverrouillé pour fluidifier le marché, alors que cela représente une charge lourde pour le secteur. » Enfin, si Enerplan se félicite du maintien du tarif sur le photovoltaïque résidentiel, l’organisation souligne que le secteur doit donc « s’attendre à parcourir la courbe d’apprentissage fiscale de façon accélérée et devra être extrêmement vigilant vis à vis des exigences in fine retenues par le CEIAB pour la définition de l’intégration au bâti ».
En savoir plus
- Le communiqué d’Enerplan (25.08.10)
- Le communiqué du SER-SOLER (24.08.10)
- Les tarifs d’achat de l’électricité photovoltaïque à nouveau à la baisse (24.08.10)
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lhommedelabaie | 26.08.10 à 15.56
le gouvernement favorise, par la baisse du tarif, les panneaux au Cadmium et ses utilisateurs. Cette mesure élimine les panneaux au silicium polycristallin plus performants, mais plus chers dont les prix remontaient du fait de la forte demande mondiale et de la baisse brutale de l’euro vis à vis du dollar.
L’état étant le principal actionnaire de la société qui utilise, principalement, ces panneaux au sulfure de cadmium et tellurure il fausse la concurrence avec des panneaux low cost qui posent des problèmes pour l’environnement du fait de la dangerosité du Cadmium et de ses composés.