Des chimistes rêvent de capter l’électricité contenue dans la vapeur d’eau
Cnet | | 31.08.10
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L’hygroélectricité. Ce curieux néologisme fera peut-être bientôt parti du vocable des énergies renouvelables. Dans un article publié jeudi dernier sur Cnet, la journaliste Candace Lombardi revient ainsi sur l’étonnante découverte d’un groupe de chimistes de l’Université de Campinas (Brésil). Présents mercredi à Boston pour la 240ème réunion nationale de l’American Chemical Society, ces chercheurs ont annoncé avoir découvert comment se formait de l’électricité dans l’atmosphère. Une annonce qui repose sur des expériences menées en laboratoire durant lesquelles l’équipe brésilienne a simulé des réactions de vapeur d’eau avec des particules de poussière. Résultat : plus l’humidité de l’air augmente, plus les particules de silice sont chargées négativement tandis que celles de phosphate d’aluminium se « positivent ».
Des panneaux posés sur les toits ?
« Nous avons la preuve que l’eau présente dans l’atmosphère est capable d’accumuler des charges électriques et de les transférer à d’autres matériaux lorsqu’elle entre en contact avec eux » explique - dans un communiqué - Fernando Galembeck qui dirige l’équipe de chercheurs. Nous appelons ce phénomène hygroélectricité au sens d’électricité de l’humidité ». Cette révélation ouvre la voie à l’invention d’un dispositif technologique capable d’extraire les charges électriques présentes dans l’atmosphère pour produire de l’électricité. Les universitaires brésiliens évoquant ainsi - à titre d’exemple - des panneaux posés sur les toits via un procédé semblable à celui de l’énergie solaire.
Une découverte et des critiques
Malgré ces perspectives prometteuses, la découverte brésilienne est encore loin de faire l’unanimité. D’abord parce qu’elle va à l’encontre de la théorie selon laquelle l’eau est électriquement neutre et qu’elle ne peut donc pas stocker de charge. Mais aussi de façon plus pragmatique parce que l’exploitation de la ressource hygroélectrique semble techniquement complexe et limitée. Le site canadien Canoe signale ainsi trois lacunes de cette hypothétique nouvelle énergie : sa dépendance au taux d’humidité dans l’air, la faible quantité d’électricité présente dans l’atmosphère et la nécessité de disposer de panneaux immenses pour capter une quantité critique d’électricité. H comme hygroélectricité ? Les dictionnaires attendront vraisemblablement encore un peu.
Article source : Scientists work to harness lightning for electricity / Cnet (26.08.10)
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