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Un cinquième de l’électricité mondiale. Voici le « potentiel » de l’énergie éolienne selon une étude publiée aujourd’hui par l’association Greenpeace et le Global Energy Wind Council (GWEC). Ces deux organisations estiment ainsi que la capacité totale de l’électricité éolienne pourrait atteindre 2 600 TWh en 2020 puis 5 400 TWh en 2030. Les éoliennes couvriraient alors entre 18,8% et 21,8% de la demande mondiale. Face aux critiques qui jugent ces projections inaccessibles, Steve Sawyer, secrétaire général du GWEC rappelle à l’AFP que « depuis plus de dix ans les performances de l’industrie éolienne ont à chaque fois surpassé nos prévisions optimistes ». Les défenseurs de l’environnement espèrent que cette règle se confirmera à nouveau. En chapardant 20% de l’électricité mondiale, l’énergie éolienne permettrait en effet de réduire les émissions de CO2 de 3,3 milliards de tonnes par an en 2030. Ce qui représenterait au total une réduction » de 10 milliards de tonnes de CO2 émises en 2020 et 43 milliards en 2030.
Des scénarios moins optimistes
Plus prudents, les experts de l’Agence internationale de l’énergie (IEA) jugent que la part de l’éolien dans l’électricité mondiale ne devrait atteindre que 4,8 % en 2020. Soit déjà une multiplication par trois de sa production actuelle. Dans cette bataille de chiffres, une chose semble quasiment assurée : la Chine devrait s’imposer comme le leader mondial de l’énergie éolienne dans les prochaines années. La République Populaire constitue aujourd’hui le plus important marché mondial en matière d’équipements et de technologies éoliennes. Et dispose également de la deuxième capacité installée derrière les Etats-Unis. C’est d’ailleurs à Pékin - dans le cadre du China Wind Power - que Greenpeace et le Global Energy Wind Council (GWEC) ont dévoilé leur rapport. Tout sauf hasard.
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