Entreprises et particuliers parrainent des ruches avec un Toit pour les Abeilles
par | 29.10.10
Interview de Olivier Demaegt,
Gérant de Un Toit pour les Abeilles.
Un Toit pour les Abeilles en bref
- Date de création : Septembre 2009
- Activité : Organiser le parrainage de ruches pour les particuliers et les entreprises
- Effectif : 3 personnes
- Chiffres d’affaire : 250 K€
- Principaux clients : 2000 particuliers, 120 entreprises (Nuxe, Axa, Auchan, Lu, etc…)
- Levée de fonds : Aucune
- Partenaires industriels : Les apiculteurs
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Isabelle | 29.10.10 à 23.32
Les abeilles sont vraiment l’un des grands miracles de Mère Nature. Sait-on pour ne citer qu’un seul exemple, que le miel peut se conserver pour une durée allant jusqu’à… cinq cents ans! Et plus encore, dans l’absolu, puisque dans l’ancienne Égypte, il servait à l’embaumement des morts et à leur conservation. Ces insectes au corps minuscule, dont la durée de vie n’excède pas 45 jours, ont donc la capacité de fabriquer un produit moins périssable que tout ce que l’industrie agro-alimentaire humaine a pu inventer jusqu’à ce jour! Édifiant, n’est-ce pas? Je me souviens combien nous étions fascinés, enfants, lorsque l’institutrice nous racontait l’histoire des abeilles… Maintenant que les “sciences de la vie et de la terre” ont remplacé dans les écoles notre bonne vieille “leçon de choses”, souhaitons que l”on continue à sensibiliser les enfants à cette richesse et à ses bienfaits. La transmission de cette connaissance est aussi l’une de nos responsabilités, et non des moindres, de parents ou de citoyens. C’est une amie à moi, Anne, qui a inventé le mot “méliophile”, parce qu’à ce jour, les dictionnaires ne répertorient aucun mot pour définir les gens qui,comme nous, aiment passionnément les abeilles. L’éducation au respect des richesses de la nature passe aussi par les mots, qui sont énergie, et en trouver un digne de porter le drapeau de la passion pour la sauvegarde de nos chères petites, n’est pas chose facile. Avec Anne donc, nous avons eu beau chercher partout, nous n’avons rien trouvé de convaincant: “abeillophile”, déniché au hasard du Web, c’est facile, pas cher,et ça ne rapporte rien ni à la langue française, ni à la poésie qu’il y a dans le fait d’être amoureux de ces petits êtres si ardents au travail pour le bien de l’ingrate humanité qui non seulement ne rend pas aux abeilles une parcelle du bienfait qu’elles lui donne, mais encore a fini par réussir à se faire croire que les abeilles avaient besoin d’elle pour ne pas disparaître! Bienvenue au royaume des pompiers pyromanes, ce monde à l’envers où Homo Sapiens Sapiens, loin de mériter le nom ronflant qu’il s’est attribué par usurpation d’identité, est devenu fou au point de scier en toute quiétude la frêle branche sur laquelle il est assis? lui et ses enfants, ce monde qui ne sait même pas comment appeler ceux qui aiment les abeilles pour de vrai! Donc, on la dit, “abeillophile”, ce n’est pas beau et ça ne marchera pas. “Apicophile”, pourquoi pas, mais mon amie et moi-même avons l’intuition que ce n’est pas encorela bonne formule. Alors, la nature ayant horreur du vide, Anne a décidé que le mot magique, il fallait l’inventer. Et comme sa grande fille se prénomme Melissa, et que le substantif latin Melis signifie “petite abeille” (désignant donc l’abeille ouvrière), tandis que le grec “Phileô” signifie “aimer, être amateur de, avoir de l’affection pour…”, c’est donc par une hybridation tout à fait naturelle et courante en Français (pas comme celle des abeilles américaines), que le néologisme “méliophile” est sorti du néant! Eh bien, bonnes gens, désormais, un amoureux des abeilles, qu’il soit apiculteur ou seulement défenseur de leur cause, nous l’appellerons “méliophile”. En outre, vous avouerez quand même que signer Isabelle en réaction à un article traitant des abeilles, on ne peut pas rêver mieux, n’est-ce pas ? Avez-vous remarqué que le prénom Isabelle est l’anagramme exacte du mot… Abeilles! Plus sérieusement, parmi les actions concrètes à mettre en œuvre pour contribuer à la sauvegarde de l’espèce Apis Melifera, nous avons fait le choix de ne pas nous limiter au seul militantisme en paroles, ayant décidé de participer financièrement au parrainage d’une ruche par le biais du site “Un Toit pour les Abeilles”, (c’est aussi pour faireconnaître cette démarche que je propose aussi ce message à votre bienveillance). Eh oui, je persiste et signe: vive les abeilles, et vive les… méliophiles!