La Fondation Nicolas Hulot débat de l’indispensable mutation de l’économie
Marché, PUBLI-REPORTAGE | Aucune réaction
par | 19.02.11

« Une page se tourne pour la Fondation Nicolas Hulot ». Non, Nicolas Hulot, le populaire président de FNH, ne s’est pas encore déclaré candidat à l’élection présidentielle. Ce sont les mots qu’il a prononcés en ouverture du colloque qu’organisait la Fondation le 16 décembre dernier. Un colloque pour marquer les 20 ans de l’ONG et placé sous le signe de la nécessaire métamorphose du monde économique pour cheminer vers une prospérité compatible avec la réalité physique d’un monde fini.
Le travail de Tim Jackson, Professeur de développement durable au « Centre for Environmental Strategy » à l’Université du Surrey en Angleterre, a largement inspiré l’orientation du colloque. Nicolas Hulot appelle même à faire de son dernier livre « Prospérité sans croissance » votre livre de chevet. Tim Jackson évoque ce qu’il appelle le dilemme de la croissance. D’un côté, la croissance semble insoutenable car elle exerce une pression sur les ressources naturelles en quantités limitées. De l’autre, une croissance, délibérément enrayée, conduirait à un état de récession à l’origine de la précarisation, voire de la paupérisation, des populations.
Quel nouvel indicateur de richesse ?
En 1972, le rapport du Club de Rome, s’appuyant sur une modélisation systémique de l’humanité dans son environnement, concluait que le système devait s’effondrer au cours du 21ème siècle. Or, 40 ans après, les flux matériels sont toujours en hausse et le PIB toujours la norme. Pourquoi est-il si difficile d’appliquer à l’économie de nouveaux indicateurs de richesse ? Ce fut l’une des questions majeures posées lors du colloque.
Autre question centrale : celle de l’innovation au service de la prospérité. Mais de quelle innovation parle-t-on quand l’objectif commun est de vivre mieux ensemble ? Depuis plusieurs décennies, l’innovation technologique fait cavalier seul. Celle-ci n’est pas suffisante. D’autres innovations, institutionnelles, sociales, religieuses, sont indispensables.
Essentiel également le constat d’une finance alignée sur une logique purement court-termiste. Or, la transition écologique requiert des investissements dont la rentabilité sera perçue dans de longues années. Finance et soutenabilité semblent donc deux notions contraires. Pire, comme le dit Augustin de Romanet, DG de la CDC, « la finance n’est plus au service de l’économie, mais d’elle-même ». Comment endiguer cette dérive, et inciter les financiers à engager des opérations socialement responsables sur le long terme ?
Découvrez des pistes de réponse à toutes ces questions en visionnant les vidéos de l’ensemble des interventions de ce colloque de FNH.
Les discours du colloque - Les tables-rondes - Les interviews individuelles
Les interviews vidéo individuelles
- « On ne passera pas subitement du PIB à un nouvel indicateur de richesse »
- La comptabilité environnementale vise à conserver le capital naturel vital
- « L’innovation ne doit surtout pas se borner à une dimension technologique »
- Les règles de Bâle 3 vont renchérir le côut de la spéculation financière
- Mettre en place de nouveaux indicateurs de richesse à l’échelle des territoires
- Hugues Sibille favorable à une biodiversité économique
- La Fondation Ellen MacArthur soutient l’idée d’une économie en boucle fermée
- Tim Jackson résume son livre « Prospérité sans croissance »
- « Place à l’économie verte 2.0 »
- « Passer à une économie décarbonée n’est pas un choix, mais une obligation »
- L’innovation dans le bâtiment d’abord au service de l’utilisateur
- Les actionnaires de L’Oréal sensibles aux indicateurs écologiques et sociaux
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