Photovoltaïque : « Le processus de concertation nous a fait perdre du temps inutilement »
par | 03.03.11

Anne Valachs
En réaction au projet d’arrêté tarifaire pour l’énergie photovoltaïque en France, le SERCE (Syndicat des entreprises de génie électrique et climatique) s’associe au courroux des représentants de la filière solaire. Une tribune d’Anne Valachs, Directeur Général du SERCE.
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Le SERCE a tenu à participer à la concertation sur le photovoltaïque parce qu’il est important de montrer l’implication des installateurs dans ce domaine. En effet, alors que la crise frappe de plein fouet leur activité dans le domaine industriel, ils ont su se redéployer dans le solaire et préserver ainsi l’emploi au niveau local. De plus nous avons à faire valoir le savoir-faire de nos entreprises qui sont reconnues pour leurs compétences et leurs qualifications. Les entreprises de génie électrique que nous représentons, interviennent dès le montage des projets avant de réaliser les travaux d’installation et de raccordement aux réseaux de distribution ou de transport d’électricité (il s’agit principalement d’installations de centrales au sol et de grandes toitures). Nous étions également intervenus auprès des pouvoirs publics en faveur de la mise en place d’un contrôle des installations photovoltaïques qui permet de discriminer les opérateurs peu scrupuleux. In fine, nous sommes très déçus par le processus de concertation qui nous a fait perdre du temps inutilement. De fait, l’administration a exposé ses orientations lors des premières réunions et rien, malgré les longs échanges que nous avons pu avoir, ne l’a fait dévier de son projet. C’est à se demander pourquoi nous nous sommes réunis !
Pourtant nous avions tous la volonté de trouver les moyens de développer une filière industrielle dans le photovoltaïque. Or les volumes retenus ne permettront pas, et cela a été clairement exprimé lors des débats, de développer une production rentable sur le territoire français. Le dispositif comprend même des mesures totalement aberrantes comme l’appel d’offre simplifié pour les installations sur les bâtiments entre 100 et 250 kW avec une sélection uniquement par le prix, ce qui pousse les entreprises à acheter des panneaux chinois et va totalement à l’encontre de la volonté du Gouvernement ! Par ailleurs, l’administration a pris une position dogmatique contre les installations en surimposé sur les grandes toitures sans que l’on arrive vraiment à comprendre en quoi la pose de panneaux sur des toitures plates de sites commerciaux ou de grands ensemble d’habitation est problématique du point de vue architectural ou environnemental.
Nous nous sommes associés à l’appel des seize organisations car nous sommes inquiets de cette volonté de donner un coup d’arrêt au recours des énergies renouvelables ce qui nous interroge sur le devenir des objectifs du Grenelle de l’environnement. Evitons également d’opposer énergies renouvelables et efficacité énergétique. Les énergies alternatives sont une composante importante et nécessaire de l’efficacité énergétique, notamment dans la rénovation des bâtiments. Les enjeux à venir en la matière sont importants et structurants. Il faut tirer les enseignements du photovoltaïque car les entreprises attendent du pouvoir politique qu’il construise une stratégie pérenne et économiquement viable.
Le SERCE en bref
- Intitulé : Syndicat des entreprises de génie électrique et climatique
- Adhérents : 270 adhérents
- Salariés représentés : 150 000
- Chiffre d’affaires de la branche : 15 milliards de chiffre d’affaires
Sur le même thème : énergie solaire, énergies renouvelables, photovoltaïque, solaire photovoltaïque














solairebis | 3.03.11 à 14.04
Surimposé ou pose en toiture plate = spéculation + risque de propagation élevé en cas d’incendie.
Aussi, je suis assez étonné de cette remarque.