
De notre envoyé spécial (Dublin, Irlande) - Atteindre une part de 10% de véhicules électriques sur l’ensemble de son parc automobile à l’horizon 2020. C’est l’ambitieux objectif que s’est fixée l’Irlande en matière de mobilité verte. Si un tel chiffre semble quasiment déraisonnable depuis le continent, le gouvernement irlandais compte sur les caractéristiques favorables de son territoire et de son économie pour tenir son pari. Avec comme principal allié ESB, l’entreprise gestionnaire du réseau électrique national . « L’Irlande est une terre idéale pour la mobilité électrique juge ainsi Senan T. McGrath, Directeur technologique du programme ESB ecars. Nous avons la chance d’avoir des centres urbains rapprochés, un climat favorable à la conservation des batteries, un important gisement d’énergie éolienne ou encore un grand nombre de familles vivant dans des maisons individuelles. Enfin, l’Irlande est l’un des pays leaders sur le marché des nouvelles technologies».

Bornes de recharge - Esb ecars
3500 points de recharge d’ici la fin de l’année
Pour témoigner de cette dynamique, la structure Entreprise Irlande organisait, le 5 mai à Dublin, une « Conférence Européenne sur les transports verts ». L’occasion pour ESB de préciser les contours de son programme ecars. Doté d’un budget prévisionnel de 25 millions d’euros, ce plan doit donc permettre d’électrifier 10% des voitures irlandaises en moins de 10 ans. Priorité numéro un : l’implantation de près de 3500 points de recharge dans tout le pays avant la fin 2011. « Nous disposerons de près de 1500 points de recharge publics, dont 500 pour Dublin et sa région. Nous avons d’ailleurs signé des accords avec des hôtels et des entreprises pour implanter certaines de ces bornes sur leurs parkings. » A cette infrastructure « lente » s’ajoutera près de 30 points de recharge rapides équipés du standard japonnais Chademo. Ils seront positionnés sur les grandes routes, tous les 60 kilomètres. Enfin, les équipes d’ESB espèrent également installer environ 2000 bornes de recharge chez les particuliers d’ici la fin de l’année. A noter qu’aucune station Better Place n’est envisagée pour le moment par ESB. Si Senan T. McGrath avoue des contacts avec l’entreprise israélienne, il doute encore de son « business model » et de la possibilité d’intégrer son service au programme ecars.
Un système unique de paiement
Pour utiliser les infrastructures de recharge, les conducteurs électriques irlandais disposeront d’un système unique de paiement. Plus précisément d’une carte - rechargeable par internet - qui sera compatible avec l’ensemble des points de recharge et opérateurs d’électricité. Côté véhicules, le programme ecars intègre un volet visant à faciliter la commercialisation de véhicules électriques sur le territoire irlandais. Dans cette logique, le gouvernement et ESB ont signé des partenariats avec Renault-Nissan, Mitsubishi, Toyota et PSA. La première Nissan Leaf européenne a ainsi été livrée, en février dernier, à Tralee (Sud-Ouest du pays). Une citadine électrique qui roulera peut-être un jour sur les routes du Nord de l’île. C’est en tout cas techniquement envisageable. « Les points de recharge seront compatibles des deux côtés de la frontière précise Senan T. McGrath. L’objectif c’est de proposer de véritables autoroutes électriques reliant Dublin, Cork et Belfast ». Faire oublier la frontière entre le Nord et le Sud ? En Irlande, la voiture électrique a des vertues insoupçonnées.
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olivier vander elst | 18.05.11 à 16.28
Etant acteur sur le marche des vehicules electriques en Irlande depuis 2007 je peux vous eclairer sur le marche ici au dela des ambitions mediatiques annoncees: Il n y a en effet que 30 REVA electriques , une quinzaine de MEGA electriques, une cinquantaine de NISSAN LEAFs recevant 5000 euros de prime, et 20 Mitsubishi I Miev (dont 15 achetees en pre production par ESB), ainsi que 2 Tesla sur les routes Irlandaises a l heure actuelle. Les subsides financiers sont limites aux voitures de classe M1 (identique aux subsides Britannique) et ne viennent pas en aide aux quadricycles lourds beaucoup plus abordables.Les flottes des services postaux et autres services publics sont en retard et ne montrent pas l exemple. Un des gros problemes aujourd hui est celui de la loi qui ne permet pour l instant pas de dedier des places de parking aux Voitures electriques, resultat il n est jamais certain de trouver place libre en face des bornes de chargement occupees par des voitures a motorisation conventionnelle. Pour recreer le scenario ideal de Oslo ou evoluent deja 4000 voitures electriques il nous faut l acces aux lignes de bus et le parking gratuit , c est aussi simple que ca. N hesitez pas a me contacter si vous voulez de plus amples informations sur l actualite V.E en Irelande.
Cordialement
Olivier