Avec GreenChip, vos ampoules électriques auront bientôt une adresse IP
par | 13.10.11

Une adresse IP pour chaque ampoule électrique ? C’est le concept de NXP et ses partenaires (TCP et GreenWave Reality) avec leur réseau d’éclairage intelligent GreenChip présenté, au printemps dernier, lors du salon Lightfair International. Grâce à la puce GreenChip de NXP, il est ainsi possible de créer un réseau d’éclairage intelligent (smart lighting) et basse consommation activé par Internet. Objectif ? Economiser de l’énergie et réduire les coûts d’électricité, mais aussi améliorer le confort de l’utilisateur en fournissant le niveau adéquat de luminosité.
Des commandes intelligentes
Les utilisateurs peuvent ainsi régler la luminosité ou encore allumer ou éteindre l’éclairage en sélectionnant les commandes intelligentes « home » (maison), « away » (absent) et « night » (nuit) à partir de toute une série d’appareils tels qu’un PC, un téléphone intelligent voire une télévision. Les commandes intelligentes d’éclairage sont complétées par des capteurs qui règlent par exemple l’éclairage intérieur en fonction des conditions extérieures ou éteignent les lampes quand la pièce est déserte.
Une solution intégrée
La solution d’éclairage intelligent GreenChip est proposée dans deux versions. GreenChip iCFL concerne les systèmes fluorescents compacts tandis que GreenChip iSSL s’adresse aux éclairages à diodes LED. Le système comprend : les jeux de puce GreenChip iCFL et GreenChip iSSL qui pilotent l’atténuation de luminosité pour les lampes intelligentes ; un contrôleur d’alimentation de veille à ultra-basse puissance, d’une capacité de 10 mW à vide ; un microcontrôleur sans fil compatible avec la norme IEEE 802.15.4, de 2,4 GHz, d’une tension d’émission/réception inférieure à 17 mA ; une connectivité sans fil par adresse IP à basse puissance, activée par une couche logicielle du réseau JenNet-IP (disponible sous licence open source au 4e trimestre 2011).
Une fausse bonne idée ?
L’idée semble, à première vue, intéressante pour les gestionnaires d’immeubles et autres bâtiments collectifs qui pourront réaliser des économies d’énergie. Pour autant, l’empreinte écologique de l’électronique embarquée dans ces ampoules risque d’être plus importante que l’énergie économisée sur la phase d’utilisation. A moins que NXP et ses partenaires ne démontrent l’inverse dans une analyse de cycle de vie (ACV) comparative, le smart lighting semble donc pour l’instant une fausse bonne idée.
Article original : GreenIT.fr
Bio express de l’auteur
Frédéric Bordage cumule plus de 15 années d’expérience dans le monde informatique. Il est le fondateur du site GreenIT.fr
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Tisam | 14.10.11 à 07.24
L’arrivée d’IPv6 permettra à tout objet d’avoir son IP. Ca a été prévu large. Il va bien falloir de l’électronique derrière…
NXP a peut-être anticipé sur le matériel à venir : un micro-contrôleur à très faible empreinte écologique et économe, voire autonome en énergie (mangeur d’ondes, de photons, de vibrations, etc.).
En attendant ce graal de l’internet des objets, certains avancent. Il y a là au moins une bonne idée.