CairClip : un capteur chimique miniature qui repère les polluants gazeux
par | 01.12.11

Spécial Pollutec Horizons 2011. CairClip, c’est le nom dans lequel l’entreprise Cairpol place tous ses espoirs. Ce capteur électrochimique miniaturisé permet de repérer efficacement certains polluants gazeux en temps réel et à de très basses concentrations. Un argument qui fait mouche auprès des infrastructures dont l’exploitation provoque des émissions d’odeurs gênantes pour les riverains.
Un capteur ultra-sensible
Si la société Cairpol a été initialement créée pour développer des outils de mesure mobiles à destination des personnes sensibles à la pollution, elle s’adresse désormais aux sites industriels concernés par les problématiques de pollutions diffuses. Jusqu’à présent, les capteurs commercialisés dans ce domaine étaient capables de mesurer des polluants avec un niveau de précision inégal et de façon discontinue.
La rupture promise par CairClip ? Mesurer des gaz à très faible concentration en temps réel et en continu. A l’intérieur de ce petit boîtier de la taille d’une grosse pile se nichent un capteur électrochimique, un filtre atténuant les variations d’humidité et un ventilateur prélevant l’air de façon dynamique et régulière. « L’avantage de la cellule électrochimique contenue dans le capteur est qu’elle est spécifique aux gaz que l’on veut mesurer. La réaction chimique est très rapide, d’où un temps de réponse très court », note Dominique Rivière, responsable commercial et marketing de Cairpol. Une technologie dont la sensibilité assure donc des résultats de mesure extrêmement rapides des gaz recherchés. Comme les H2S, responsables de la redoutable odeur de soufre. Ou encore les méthyl-mercaptans qui émanent notamment de stations d’épuration ou de centres de traitement et de stockage des déchets. Afin de faciliter leur installation in situ, les capteurs sont fixés sur un boîtier équipé d’un panneau solaire pour assurer leur autonomie énergétique. Enfin, un module de communication sans fil s’ajoute à l’ensemble pour l’envoi des données en direct sur l’ordinateur du gestionnaire du site.
Optimiser la réactivité des exploitants
Une fois les données transmises, le responsable d’exploitation peut réagir instantanément. « Il est possible de récupérer les données à chaque point de mesure extérieur pour suivre les émissions d’odeurs du site et optimiser les traitements en cas de détection de fuite ». Une précaution qui permet ainsi d’anticiper les plaintes des riverains, premiers concernés par les mauvaises odeurs émises. « Notre capteur a été conçu pour être couplé à des outils de modélisation. A partir des valeurs récupérées, il est ainsi possible de réaliser des modèles de dispersion ». Ces modèles qui se traduisent graphiquement par des sortes de nuages mouvants peuvent être rendus accessibles au grand public, via par exemple un site internet.
« Environnement SA a cru au projet à la mi-2010 et a souhaité développer l’activité avec ses propres réseaux ». L’investissement du groupe dans la jeune entreprise alésienne a donné un coup de pouce à cette dernière, lui permettant notamment de lancer la commercialisation de son précieux capteur. Prochaine étape ? « Des prototypes sont en cours pour mesurer les particules et les composés organiques volatils (COV) de l’air intérieur ».
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Cairpol en bref..
- Création : 2006
- Fondateur : Bruno Aubert
- Chiffre d’affaires 2011 : n.c. / 500 à 600 000 euros (prévision 2012)
- Fabrication française : Alès (auprès d’un CAT)
- Effectif : 8 salariés
- Siège social : Alès
- Tarif CairClip : 200 euros le capteur / 1 000 euros pour le système
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