Greensystech rend les objets électroniques autonomes en énergie
Efficacité énergétique | 2 réactions
par | 06.01.12
Entrepreneurs, ne négligez jamais les conseils de vos professeurs. Voilà la leçon que pourrait donner Mohamed Fall aux porteurs de projet cleantech. Ce docteur en électronique a en effet créé, en juillet 2010, la société Greensystech suite aux recommandations d’un de ses anciens enseignants. « Après un licenciement économique (ndlr : NXP à Caen), je me suis mis à la recherche d’idées innovantes. Je suis alors retourné voir mes ex-professeurs de l’Université de Lille. L’un d’eux m’a prédit l’émergence des technologies de récupération d’énergie. »
Un an et demi plus tard, sa start-up propose aux fabricants d’objets électroniques de rendre leurs produits complètement autonomes en énergie. De quoi supprimer les piles, faciliter la maintenance et donc faire des économies. « Beaucoup d’applications électroniques ne nécessitent pas beaucoup d’énergie. Dès lors, pour éliminer le remplacement des piles, la question à se poser est la suivante : comment trouver de l’énergie permanente à bas coût ? Tout simplement en puisant dans l’environnement direct de l’application. » Particularité de Greensystech : la start-up normande ne privilégie pas une technologie de récupération d’énergie par rapport à une autre. En fonction des spécifications de son client, elle va donc utiliser, au choix, la lumière, la chaleur ou les vibrations.
Le marché de la domotique en ligne de mire
Accompagnée et hébergée par Normandie Incubation, la start-up cible notamment les acteurs du Smart Grid et de l’industrie. Pour l’instant, son marché de prédilection est plutôt la domotique où les applications sont souvent peu gourmandes en énergie et donc plus faciles à rendre autonomes. « Nous travaillons sur des applications qui demandent typiquement quelques dizaines de milliwatts. Sachant que la capacité que doit délivrer la micro-source d’énergie ne dépend pas seulement de la puissance de l’objet mais aussi de son profil de consommation », précise Mohamed Fall.
Parmi ses prototypes, Greensystech a ainsi déjà équipé un premier produit de RFID active (localisation d’objet) alimenté à la fois par l’énergie solaire (externe) et lumineuse (interne). La société s’est également penchée sur l’auto-alimentation d’un équipement de mesure de température. « Dans certains secteurs comme la pétrochimie, il est intéressant d’éviter l’utilisation de piles. Cela permet de supprimer le risque d’inflammabilité. » Pour l’intégration, Greensystech propose soit d’imbriquer directement sa technologie dans le produit du client, soit de concevoir un module complémentaire à l’objet alimenté. Les premières séries commerciales sont attendues d’ici six mois.
Greensystech en bref
- Création : juillet 2010
- Brevet : dépôt d’un brevet européen en janvier 2011
- Commercialisation : mi-2012
- Effectif : entre 4 et 5 personnes (fin 2012), entre 8 et 9 personnes (fin 2013)
- Financement : levée de fonds en cours
- Production : en interne pour les séries de moins de 1000 unités, via un prestataire électronique pour les séries de plus de 1000 unités
- Partenaires : Oséo, Normandie Incubation, Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Région Basse-Normandie, Synergia
- Distinction : lauréat du concours national 2010 d’aide à la création d’entreprise de technologie innovante
Sur le même thème : cleantech, domotique, efficacité énergétique, électronique, Energie, énergie de récupération, énergie solaire, industriel, Ministère de la Recherche, oseo, récupération















Jean | 7.01.12 à 18.13
une énegie gratuite comme le solaire devrait avoir d’enormes applications, le probleme c’est qu’elle est gratuite mais trouver des retomber économiques en découle de source, adieu petrol et autre énergie fossile qui emmènerons le monde vers le chaos car tout le monde veut sa part du gateau, alors que le solaire appartient a tous et peut générer une écomomie