Présidentielle 2012 : Quelle place pour les énergies renouvelables en France ?
par | 07.02.12
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A l’égal d’autres grands enjeux nationaux, l’avenir des énergies renouvelables en France se jouera en partie dans l’isoloir au printemps prochain. A l’occasion de son 13ème colloque annuel, le Syndicat des Energies Renouvelables a donc convié, cet après-midi, six écuries présidentielles à venir débattre de leurs programmes et propositions en matière énergétique. Au final : seules Eva Joly et Corinne Lepage se sont présentées « en personne ». Les candidats UMP, Modem, PS et Front de Gauche se contentant de représentants. Résumé des échanges.
Energies renouvelables : tous d’accord ?
En pleine campagne électorale, on imaginait mal les présidentiables critiquer les vertus des énergies renouvelables devant un amphithéâtre garni d’acteurs de cette filière. Pas étonnant dès lors de constater que tous les candidats – ou leurs représentants – semblent valider les ambitions et propositions du récent Livre Blanc du SER. Corinne Lepage jugeant par exemple cette feuille de route « plutôt modeste qu’excessive ». La seule véritable critique de fond viendra du représentant de François Bayrou, Yann Wehrling : « J’ai quelques craintes sur le bois-énergie dont le potentiel me semble surévalué, il faut faire attention à l’équilibre sur la filière bois et à l’utilisation de ces ressources. » Rien d’outrageant non plus.
Des échanges de non-spécialistes
En prenant de recul, on pourrait presque se demander si cette unanimité ambiante ne dénoterait pas finalement d’une connaissance « toute relative » des problématiques des énergies renouvelables. Passées les divergences sur le nucléaire, peu de présidentiables ou de leurs émissaires avancent en effet des propositions précises sur les arbitrages à apporter. A l’exception peut-être de Corinne Lepage qui évoquera lors de son allocution le nécessaire soutien à l’« internet de l’énergie. » L’auditoire supposant que l’ancienne ministre souhaitait, par cette formule, parler des enjeux du Smart Grid. Plus largement, les opposants à l’actuel gouvernement – PS, EELV mais aussi Modem - semblent s’accorder sur le nécessaire remodelage des réglementations actuelles de l’éolien et du solaire. « Il faut revenir sur les lois et règlements pour garantir qu’ils seront stables et clairs pendant toute la mandature », avance ainsi Eva Joly. Yann Wehrling jugeant pour sa part que « toutes les entraves doivent appartenir au passé ». Sur la défensive, Chantal Jouanno - représentante du « présidendidat » Nicolas Sarkozy - se contentera d’évoquer de possibles adaptations du Grenelle.
Le financement comme point d’achoppement
Au final, c’est au sujet du mode de financement des énergies renouvelables que se distingueront le plus les six intervenants. Alors que Yann Wehrling joue la prudence - « il faut arrêter de faire croire aux français que l’énergie est bon marché » - Corinne Lepage défend à l’inverse une grande ambition. Elle propose ainsi le lancement d’un programme stratégique doté de près de 300 milliards sur 30 ans. Dans une toute autre approche, Mathieu Agostini - représentant de Jean-Luc Mélenchon - détaille les contours de la planification écologique chère à son mentor. « Nous faisons le constat de l’échec du marché qui est dominé par le temps court. La planification c’est le retour au temps long. » Selon ce schéma, les projets renouvelables seraient alors financés par un pôle public bancaire. Une banque d’Etat également envisagée par le camps socialiste. Enfin, Eva Joly propose de miser sur l’épargne des Français via la création d’un « livret vert » qui serait spécifiquement destiné au financement de projets durables. Du livre blanc au livret vert ? Pas sûr que la proposition dépasse le printemps. Seule certitude, le SER aura réussi, l’espace d’une journée, à placer les énergies renouvelables au cœur de la campagne. Noble tâche.
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de Colomby | 10.02.12 à 20.15
L’éolien est une aberration économique et écologique, qui ne remplacera jamais le nucléaire et dont la faute essentielle réside dans le fait qu’il n’est pas prédictible. C’est une réponse exécrable au problème de l’utilisation des énergies fossiles. Prendre son parti, bafouer les droits élémentaires des riverains qui doivent en supporter les nuisances, nombreuses et avérées, est une faute lourde de conséquences. C’est à vous dégouter de voter, mieux vaut, dans ces conditions, rejoindre le clan des abstentionistes. Trop, c’est trop, nous avons besoin d’une fourniture d’électricité stable, et l’idéologie actuelle ne mènera à rien, si ce n’est à diviser encore un peu plus le pays. J’avais cru comprendre que l’ennemi de Hollande était le monde de la Finance, or l’éolien est emblématique de cette situation? Affaire à suivre de très près.