Africa Express : « Des initiatives énergétiques exemplaires sont menées en Afrique »
par | 04.04.12
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Dix mois en Afrique pour étudier les projets locaux d’énergie durable. C’est l’incroyable défi que se sont lancés Jeremy Debreu et Claire Guibert, respectivement ex-Consultant en développement durable et ex-Chef de projet vidéo à Paris. A travers leur voyage d’étude Africa Express, ces deux baroudeurs veulent promouvoir 19 projets innovants d’énergies renouvelables et d’électrification décentralisée sur le continent africain. Avec une ultime contrainte : l’usage principal du train, mode de transport durable par excellence. A quelques jours de leur départ le 23 avril gare d’Austerlitz (Paris), Jeremy Debreu et Claire Guibert reviennent sur le potentiel considérable de l’énergie durable en Afrique et les promesses de leur voyage.
Cleantech Republic : L’aventure Africa Express débute dans moins de vingt jours. L’heure est aux derniers préparatifs ?

Jeremy Debreu et Claire Guibert
Claire Guibert : Effectivement, nous sommes actuellement en pleine préparation logistique du voyage. Il s’agit notamment de récupérer les derniers visas, organiser notre conférence de presse d’avant-départ ou confirmer nos différents rendez-vous sur le terrain.
Jeremy Debreu : Nous sommes désormais en contact avec l’ensemble des porteurs de projets que nous avons sélectionné. Les plannings étant très serrés, il faut que nos interlocuteurs soient préparés dès maintenant à notre venue.
Quand on parle d’énergie en Afrique, il est plus souvent question de pétrole et de grands barrages que de sources renouvelables. Quelle est la genèse du projet Africa Express ?
J.D : Nous nous positionnons dans le cadre de l’année internationale de l’énergie durable pour tous dont l’objectif est de promouvoir l’accès à l’énergie, notamment d’origine renouvelable. Nous avons choisi l’Afrique car nous voulions montrer que l’énergie pouvait changer notre regard sur ce continent. Des initiatives énergétiques exemplaires sont menées en Afrique. Ils sont portés par des associations mais aussi par des industriels et des bailleurs internationaux de premier plan.
Entre de gigantesques opérations comme Desertec et la « course au panneau photovoltaïque » engagée par certaines associations, existe-t-il une voie pérenne pour les énergies renouvelables en Afrique ?
C.G : Nous assistons actuellement à l’émergence d’une approche plus industrielle en Afrique. Les énergies renouvelables sont en train de sortir du cadre du mécénat ou de la charité. Les porteurs de projets sont désormais à la recherche de business-models pertinents et donc réplicables.
Cela implique de créer des filières locales de distribution et de maintenance…
J.D : L’intégration des acteurs locaux est un facteur clé de réussite. C’est une dimension qui n’était pas forcément présente dans les projets d’ONG jusqu’ici. L’association arrivait, posait ses panneaux photovoltaïques et s’en allait au bout de trois ans. Au final, l’efficacité était limitée. En transférant la compétence à la population, il devient possible de mettre sur pied des projets énergétiques véritablement durables.
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