Vendredi 14 décembre 2018

Le Ministère de l’Ecologie publie une carte de France des permis de recherche d’hydrocarbures

Energie | 1 réaction

par Elsa Sidawy | Cleantech Republic | 12.06.12

carteinteractive-hydrocabur

Carte interactive (cliquer pour agrandir)

65 % de la consommation énergétique des Français dépend des hydrocarbures, soit 4,3 litres de produits pétroliers par jour et par habitant. La France produit 875 000 tonnes de pétrole par an, soit environ 1% de sa consommation, ce qui l’oblige à importer massivement. Sans relancer le débat sur les gaz de schiste, Nicole Bricq a néanmoins dévoilé, le 7 juin, une carte interactive inédite recensant pour chaque département français les permis de recherche d’hydrocarbures délivrés aux entreprises.

Transparence et pédagogie

L’objectif ? Transparence et pédagogie. Selon la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie « l’information du public est, dans le code minier, absente de la procédure d’attribution des permis de recherche. C’est intolérable car chacun a le droit de connaître avec précision l’activité minière en cours ou en projet à côté de chez lui. J’ai également tenu à ce que cette information soit la plus claire possible car il ne suffit pas de rendre des données accessibles, encore faut-il qu’elles soient compréhensibles par tous ».

En vert, les départements dans lesquels des permis de recherche ont été attribués

Cette carte donne accès aux demandes de permis de recherche en cours d’instruction et aux permis déjà attribués. En vert figurent ainsi les départements où existent des demandes ou des permis de recherche. Les départements en gris sont au contraire vierges de toute demande dans ce domaine. Pour chaque permis figurent des informations factuelles telles que le nom de la demande, les demandeurs, le type d’hydrocarbure recherché, le calendrier de demande et enfin, le cas échéant la date d’obtention du permis. Sachant qu’un permis est accordé pour une durée maximale de cinq ans et prolongé à deux reprises. Le site du Ministère indique que chaque fiche sera complétée au fur et à mesure de l’avancement de la numérisation des dossiers, complété à 80 % le 7 juin.

Ne pas relancer la polémique sur le gaz de schiste

Pour rappel, suite au tollé provoqué à ce sujet, le gouvernement Fillon a promulgué une loi le 13 juillet 2011 afin d’interdire l’usage de la fracturation hydraulique pour la recherche de gaz et d’huile de schiste. Les permis octroyés précédemment ont été abrogés en ce sens. Trois permis de recherche de gaz de schiste avaient été attribués, en mars 2010, dans les départements de l’Ardèche, de la Drôme, du Vaucluse, du Gard, de l’Hérault, de l’Aveyron et de la Lozère.

Avec Terra Eco

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dugendre marc | 13.06.12 à 06.55

DUGENDRE Marc 10° Réaction aux journaux
GAZ DE SCHISTE : Mai 2012 : Ou en sont les permis après l’élection présidentielle

Régions : PAYS BASQUE, BASSIN PARISIEN et RHONE ALPES
Le Pays Basque, le pays aux 2.000 puits
Les réserves de gaz de schiste en Alava, Pays Basque, sont estimées à 180 milliards de mètres cubes, selon le gouvernement. Pour extraire cette quantité, il faudrait forer 2.119 puits.
Si le gouvernement basque veut extraire tout le gaz de schiste qu’il estime se trouver sur le territoire d’Alava, en Pays Basque sud, il faudra forer plus de 2.000 puits, a estimé le collectif “FRACKING EZ Araba”, opposé à l’exploitation des gaz de schiste.
Les réserves de gaz de schiste en Alava sont estimées à 180 milliards de mètres cubes, soit plus de 60 ans de consommation de la Communauté autonome basque, avait dit le président basque, le socialiste PATXI Lopez, quand il annonçait l’an dernier une alliance entre son gouvernement et les compagnies américaines HETCO ENERGY et Cambria Europe.
Si tout ce gaz s’y trouve vraiment - les projets d’exploitation de gaz non conventionnel sont encore au stade des recherches préalables -, il faudra forer “2.119 puits” pour extraire tout le gaz contenu sur le territoire, selon les calculs du collectif “FRACKING EZ Araba”.
L’exploration et l’exploitation d’une telle quantité de puits de gaz de schiste à travers la technique de la fracturation hydraulique, obtenue par l’injection d’eau et de produits chimiques à haute pression, exige aussi une quantité “impressionnante” d’eau difficile de récupérer. Un seul puits peut produire jusqu’à 30 millions de liquides pollués dans les sous-sols.
Les groupes écologistes, réunis dans la plateforme “FRACKING EZ Araba”, ne cessent de demander l’arrêt immédiat de toute prospection et d’exploration de gaz de schiste, en dénonçant les dégâts sur les nappes phréatiques et l’environnement en général.
“Le gaz non conventionnel est le chant du cygne des combustibles fossiles,” estime MIKEL OTERO, porte-parole du collectif. Le gouvernement ferait mieux d’investir les 100 millions d’euros du budget prévu dans les énergies renouvelables, a-t-il ajouté.
Le Pays Basque va être utilisé comme une zone d’expérimentation, alors que les habitants “ne sont pas suffisamment informés et consultés,” a-t-il dénoncé.
S’appuyant sur des études, le collectif a averti que l’exploitation du gaz de schiste ne serait pas aussi rentable qu’annoncée et que les tuyaux utilisés pour l’extraction du gaz se détériorent rapidement. Des études américaines ont démontré que l’ampleur des fuites dans les puits gaziers est plus importante que ce que reconnaît l’industrie.
Le débat sur les gaz de schiste refait rage dans l’Union européenne
Une coalition de 40 ONG européennes (dont Les Amis de la Terre, Attac, WECF….) a interpelé mercredi 25 avril le Parlement européen pour réitérer leur opposition au recours à la technique de fracturation hydraulique et au développement d’autres hydrocarbures fossiles - sables bitumineux et des gaz de houille - par les Etats membres.
Cette interpellation fait suite à la publication le 11 avril dernier d’un projet de rapport sur les gaz et huiles de schiste par le député polonais Sonik Boguslaw (Parti Populaire Européen Démocrates Chrétiens) auprès de la commission environnement du Parlement européen. Ce projet, qui appelle de manière claire au développement massif des gaz et huiles de schiste en Europe, est officiellement présenté au Parlement. Il devrait à n’en pas douter fortement influencer la position de l’Union Européenne sur ces hydrocarbures fossiles, confortant une fois de plus ses choix catastrophiques en matière de politique énergétique.
Ce rapport se refuse en effet à prendre en compte les innombrables pollutions chimiques et toxiques, les conséquences sanitaires, le gaspillage d’eau potable, la dévastation des territoires engendrés par l’exploitation des gaz et huiles de schiste aux Etats-Unis et ailleurs, préférant faire la part belle aux volontés des industriels pétroliers et gaziers.
“La promesse d’eldorado économique lié à l’exploitation des gaz et huiles de schiste occulte gravement la réalité des impacts environnementaux et sociaux qui leurs sont liés. Les députés européens doivent résister à la pression des lobbies pétroliers et gaziers, et écouter enfin la parole citoyenne”, estime Romain PORCHERON, des Amis de la Terre France.
Exploiter les gaz et huiles de schiste, mais aussi les sables bitumineux ou les gaz de houille accroitra irrémédiablement les émissions de gaz à effet de serre et prolongera d’autant plus la dépendance de l’Europe aux énergies fossiles, au détriment de la transition énergétique basée sur la sobriété et l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables locales, estiment les ONG.
Elles appellent les Etats membres de l’Union Européenne à suspendre l’ensemble des activités d’exploration ou d’exploitation de gaz et huiles de schiste déjà en cours, à abroger l’ensemble des permis aujourd’hui valides et à bloquer tout nouveau projet.

Bassin parisien :
Nogent-sur-Seine - TOREADOR associé à HESS a vu son permis d’exploration du sous-sol nogentais validé par les ministères de l’Industrie et de l’Écologie

La société française TOREADOR et l’Américain HESS vont reprendre leurs démarches en vue du lancement de forages d’exploration dans le Bassin parisien, notamment à Nogent-sur-Seine, dans le cadre d’un permis octroyé en juillet 2008.
Le programme de recherche avait été gelé en avril dernier après l’annonce par le gouvernement de son intention d’annuler les permis d’exploration des sous-sols.
La polémique autour de la technique dite de la fracturation hydraulique semblait avoir eu raison des velléités des pétroliers d’extraire le pétrole emprisonné en profondeur dans la roche.

Pour autant, le gouvernement n’avait pas fermé la porte à des explorations avec des techniques conventionnelles du type de celles utilisées à Saint-Martin-de-BOSSENAY.

La loi du 13 juillet 2011 est venue préciser la réglementation en la matière. Elle interdit la technique de la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste.

Au début du mois, le ministère du Développement durable a annoncé l’abrogation des trois permis sur les soixante-quatre existants.
« Pour les soixante et un autres permis en cours de validité, les détenteurs n’ont pas prévu de rechercher des gaz et huiles de schiste ou y ont renoncé pour se limiter à des gisements conventionnels. Tous ont pris l’engagement formel de ne pas recourir à la fracturation hydraulique », annonçait au début du mois les ministères concernés.

Recherche de pétrole conventionnel :

TOREADOR conserve donc son permis d’exploration sur une zone de 266 km2 à cheval sur les départements de l’Aube et de la Seine-et-Marne.
Pour faire valider ce permis, TOREADOR associé à l’Américain HESS a dû définir précisément le programme d’exploration. Outre des études géologiques des données existantes, l’analyse de roche ou encore la réalisation de mesures magnétiques aérienne, un programme de forage avec carottage est envisagé.

Les études réalisées en 2010 et 2011, ont permis d’aboutir à l’identification de plusieurs « prospects ».
« TOREADOR pourrait forer en 2012 un de ces prospects dans le but d’obtenir plus de connaissances de la colonne sédimentaire et ainsi évaluer le potentiel pétrolier de ces zones », indiquent les deux sociétés.
TOREADOR prend soin de préciser que « toutes les activités de forage seront effectuées [...] en pleine conformité avec les dispositions relatives à la protection de l’eau et des milieux aquatiques ». Le rapport se conclut en affirmant que le programme de recherche n’inclut aucun recours à des forages suivis de fracturation hydraulique.
« Il s’agit d’exploration de pétrole conventionnel (recherche et forage pétrolier classique), comme il se fait dans le Bassin parisien depuis cinquante ans », précise TOREADOR.

RHONE ALPES :

Il convient de noter qu’en Rhône alpes six demandes d’exploration ont été déposées et sont en cours d’instruction. Elles sont toute les six
recevables ce qui a été confirmé par les services concernés.
Elles visent l’Est et le Nord du département dans le massif alpin. Bien qu’il y a beaucoup obscurité et nébulosité autour de ces permis, ces
demandes dites de, VALENCE, LYON ANNECY, BLYES, MONTFALCON, GEX SUD, EXTENSION MONTELIMAR, enveloppent la
moitié du territoire isérois sur une superficie entre 3 000 et 6 000m².

Pour être plus précis, actuellement nous pouvons dire que l’instruction locale se poursuit pour BLYES, GEX SUD et MONFALCON.
Pour LYON ANNECY, VALENCE et EXTENSION MONTELIMAR, les dossiers sont au ministère pour décision finale.

Le projet le plus avancé et qui est en phase finale de décision, est le permis “Lyon-Annecy”, porté par la société SCHUEPBACH ENERGY
Il concerne le Nord-Isère avec une étendue sur le LAC LEMAN, LAC D’ANNECY et le LAC du BOURGET ainsi que de nombreuses
Zones de cours d’eau et aquifères.

Pronostic très probable : LYON ANNECY sera retoqué. SCHUEPBACH n’ayant pas renoncé à la FRACK (dixit des gens très bien
informés de l’administration centrale).
Sur les six permis désignes ci dessus, seulement deux ont été pour l’instant considérés comme recevables par la Direction régionale
de l’environnement, de l’emménagement et du logement (DREAL).

Bien sûr, cette direction regarde uniquement la recevabilité des contenus des dossiers et n’émet que des avis. Et on voit bien qu’elle a de
grandes difficultés à garder son indépendance. Il est à noter que les services de l’État doivent maintenant se prononcer à la fin du mois
prochain sur ces dossiers et ils sont très embarrassés pour donner une réponse définitive : Les élections présidentielles ne sont elles pas
bien proche ?????

De plus, il faut également rajouter que le canton de Vaud s’inquiète notamment d’une demande de permis sollicitée récemment dans la
Vallée d’Abondance, au-dessus de Thonon-les-Bains. La société suisse PETROSVIBRI qui a déjà étudié le sous-sol de NOVILLE,
maintenant s’intéresse grandement au CHABLAIS Français.

A partir de ces études et de ces perspectives on peut tout imaginer et craindre un lien ou une interconnexion sous le lac entre les deux
Sites.

En conclusion :

Maintenant les présidentielles passées ou en est le dossier GAZ DE SCHISTE :
Par Marc DUGENDRE Mirabel ARDECHE ………mai 2012

On croyait pourtant le problème réglé en France après l’interdiction de prospection par fracturation hydraulique voté en 2011.

Petit rappel des intentions des candidats sur le gaz de schiste durant la campagne électorale :

La mobilisation en France des collectifs anti-gaz de schiste a conduit la classe politique à s’opposer à l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels. Pas question donc pour les candidats interrogés de revenir sur la loi du 13 juillet 2011 qui interdit la fracturation hydraulique, seule technique de forage disponible aujourd’hui mais dont les conséquences sur l’environnement sont néfastes.

Ce consensus cache des nuances :

François Hollande envisageait de renforcer la loi du 13 juillet, tandis que Jean-Luc Mélenchon se prononceait pour l’abrogation des permis accordés. Nicolas Sarkozy préciseait que, “pour être autorisées, l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste doivent utiliser des techniques respectueuses de l’environnement”, laissant ainsi la porte entrouverte. Cette position est cohérente avec le rapport d’une mission gouvernementale, publié le 22 mars, qui se déclare favorable, sous contrôle public, à des forages scientifiques utilisant la fracturation hydraulique. Objectif ? Ne pas gâcher les richesses du sous-sol français susceptibles de réduire la facture énergétique de l’Hexagone.

Seulement voilà, les sociétés minières américaines ne désarment pas car l’appât du gain est là, et tout le monde est bien conscient que le
Besoin énergétique de la planète va grandissant d’année en année, donnant ainsi l’excuse du développement croissant et incontournable des énergies.

Alors, maintenant après le scrutin présidentiel, comment, le Président de la République Monsieur HOLLANDE va-t-il gérer ce dossier avec Mr MELANCHON et ses futurs députés ainsi qu’avec les élus d’EELV qui sont maintenant dans le même « camp politique »
Sachant que Mr MELANCHON le soir du premier tour nous a informé qu’il se ralliait a Monsieur HOLLANDE « SANS CONDITION »

Comme tout le monde le sait, le Front de Gauche est catégoriquement opposé au Gaz de Schiste et d’ailleurs c’est le chef de file de ce mouvement, les verts sont également contre mais Monsieur HOLLANDE n’exclut pas l’Exploration qui comme tout le monde le sait avec l’article 68.3 du code minier est en fait de l’exploitation déguisée.

Car s’est tout de même l’assemblée nationale qui donnera par sa majorité de voix l’accord POUR ou CONTRE l’exploitation et l’exploration du gaz de schiste.

Mais tous, ne craignent ils pas un dérapage probable du Président de la République et de son ministre chargé de l’Industrie et de l’Énergie ????????

Chacun aura donc le choix entre énergie et écologie, mais tous penserons inéluctablement, sans bien sûr le dire, à l’appât du gain.

Il est à noter que le mercredi 3 mai 2012, le 13e Sommet international du pétrole à Paris n’a pas fait exception à la règle. Christophe de Margerie, le PDG de Total, a rappelé qu’aujourd’hui les prix du gaz sont neuf fois plus élevés en Asie qu’aux Etats-Unis (six fois plus élevé en Europe). “Une différence dure à avaler pour les clients”, juge le patron du pétrolier en rappelant que les prix des carburants ont augmentes de plus de 30 % entre 2010 et 2011.

Suivons ce dossier avec attention avant de nous réjouir sur la finalité de ce dossier extrêmement rentable pour ces entreprises et sociétés d’exploration et d’exploitation qui pour la plupart sont étrangères.

Surtout il est très incontournable de noter que ces entreprises ne participeront aucunement par l’intermédiaire de leurs impôts et de la distribution de leurs bénéfices en France au redressement de la dette Française.

Ainsi nous seront piégés deux fois : Par la destruction de notre environnement et par le non retour sur investissement de notre politique industrielle, car la création d’emploi de personnel Français dans ce genre d’entreprise est aléatoire.

Vous comprenez bien qu’il est certain et très probable que le personnel dirigeant et cadre de ces entreprises viendront des pays où ses sociétés ont leur siège social. Il ne prendrons pas le risque d’engager du personnel Français eu égard toutes les manifestations et les évènements qu’il y a eu en France concernant le Gaz de Schiste.

Suivons ce dossier avec obstination, ardeur, Il va très certainement avoir des détours, des contournements, des déviations, des rebondissements, et surtout des interprétations innombrables des lois afin qu’en définitive, notre terre sera exploiter sans ignominie.

Aujourd’hui, il convient de ne pas nous réjouir sous prétexte que trois permis ont été annulés.

DUGENDRE Marc ARDECHE 07170 Mai.2012

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