Formations Ademe : « Le bâtiment fait partie des secteurs prioritaires »
par | 13.06.12
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Avec 7000 stagiaires formés en direct en 2011, l’Ademe est déjà un poids lourd de la formation en France. Mais l’agence souhaite aujourd’hui communiquer encore plus largement sur ce volet de son activité, notamment auprès des professionnels du bâtiment. Christina Nirup - chef du service formation externe de l’Ademe - nous présente la stratégie de l’agence en matière de formation.
CleantechRepublic : Comment la formation s’insère-t-elle dans les missions de l’Ademe ?

Christina Nirup
Christina Nirup : Très naturellement. Notre rôle consiste non seulement à construire des démarches, des méthodes et des outils visant à la maîtrise de l’énergie, mais aussi de les diffuser le plus efficacement possible auprès des publics concernés. La formation vient donc logiquement compléter les guides et colloques que nous produisons.
Votre vocation n’est pas cependant de devenir un organisme de formation professionnelle…
Non, mais il faut parfois lancer la machine avant que le marché s’en empare. De plus, la création d’un module de formation nous permet d’en contrôler le contenu, ce qui nous intéresse particulièrement quand nous sommes auteurs d’une méthode ou démarche par exemple. Ensuite, lorsque le sujet et le module arrivent à maturité, nous pouvons passer la main. C’est ce que nous avons fait par exemple avec la méthode Bilan Carbone, cédée à une association dédiée.
Quels sont vos modes de collaboration avec les organismes de formation ?
Ils sont très variés et dépendent à la fois du thème et du public concerné. D’abord, certains modules ont vocation à rester dans le giron de l’Ademe, comme la formation des collaborateurs des réseaux que nous animons (ndlr : espaces infos énergie par exemple), la formation à l’utilisation des méthodes conçues par l’agence et qui nécessitent la maîtrise d’outils dédiés (ndlr : plan climat, urbanisme, prévention déchets..), ou encore la sensibilisation des élus et des ministères. D’autres modules en revanche, sont simplement « incubés » chez nous, puis transférés le moment venu. Ensuite, pour certains sujets, qui nécessitent une diffusion plus large auprès d’un public auquel nous n’avons pas toujours un accès facile, nous passons des accords de partenariat avec des organismes de formation publics ou privés.
Pouvez-vous détailler ? Quelles formes prennent ces partenariats ?
Elles ne sont pas figées. Nous choisissons simplement la solution adaptée à chaque projet de collaboration. Il peut s’agir d’une simple charte par laquelle l’organisme de formation s’engage non seulement à respecter la structure de la formation et son contenu, mais aussi à échanger des informations avec nous. Nous pouvons également signer une convention générique et multi-sujets. C’est ce que nous avons fait avec le CNFPT (ndlr : Centre National de la Fonction Publique Territoriale) dont nous formons les formateurs qui vont eux-mêmes former les travailleurs sociaux à la précarité énergétique. Enfin, nous pouvons licencier un module de formation (ndlr : prix selon le chiffre d’affaires généré). Ainsi par exemple, quatre organismes délivrent notre formation à l’audit énergétique des bâtiments, avec pour objectif de former 1300 bureaux d’études.
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