
Code for America. Le nom est accrocheur et hautement symbolique. Le but de cet incubateur situé en en plein cœur de San Francisco ? Donner corps au concept novateur de technologies citoyennes en mettant à profit la créativité des développeurs et des entrepreneurs de la Silicon Valley pour améliorer l’accessibilité et la qualité des services publics. Pour Cleantech Republic, l’équipe du Consulat général de France à San Francisco présente cette initiative qui fait écho à nos récentes publications autour de la Smart City.
Impliquer les entrepreneurs locaux
Création d’applications mobiles, plateformes web innovantes, développement d’outils de gestion et d’analyse des données publiques : Code for America s’appuie sur le dynamisme du monde entrepreneurial pour relever les défis auxquels les municipalités américaines sont confrontées. Grâce à des financements publics croissants et l’aide de fondations et d’entreprises séduites par l’initiative (notamment Google), les jeunes talents et les startups se voient aujourd’hui proposer un lieu de réflexion et d’échange avec des professionnels du secteur public, des financements s’élevant à 20 000 dollars, une protection juridique et un accès facilité au partenariat dans les sphères publiques.
Une application mobile contre les tempêtes de neige
Code for America multiplie ainsi les partenariats entre développeurs, entrepreneurs et municipalités. Depuis sa création, les villes de San Francisco, Boston, Philadelphie, Seattle, Austin, Detroit, Chicago et la Nouvelle-Orléans se sont portées volontaires. Pourquoi un tel engouement ? L’association stimule les initiatives dans un domaine longtemps cantonné au secteur privé, celui du développement web. Pour faire face à une urbanisation de plus en plus marquée, l’intégration des technologies numériques est vue comme un puissant levier d’amélioration de la vie en société et d’adaptation des infrastructures aux chalenges de la ville de demain.
L’association parraine notamment des hackathons, compétitions collectives au cours desquels des professionnels d’horizons divers - programmeurs, designers, urbanistes ou encore sociologues - travaillent de manière collaborative à l’élaboration d’applications innovantes. Les plus novatrices conduisent à la création de startups et les success stories sont au rendez-vous. Lorsque les tempêtes de neige ont frappé Boston l’an dernier, les développeurs de Code for America ont créé une application mobile permettant aux parents inquiets de suivre le bus de leurs enfants en temps réel. Si les idées sont parfois simples, elles n’en demeurent pas moins efficaces : en utilisant la puissance collective du web et les bonnes volontés citoyennes, les villes peuvent diminuer drastiquement leurs coûts de fonctionnement, des économies bienvenues en ces périodes de disette budgétaire.
Le numérique au service de la Smart City
Mais d’où proviennent les données utilisées par ces applications? Principalement des quantités massives d’information enregistrées par les municipalités dans les dernières décennies. Numérisées et mises à la disposition du grand public, la libre utilisation de ces données a pour vocation d’optimiser la gestion des villes, les rendant plus réactives, efficientes et économiques. On appelle ça l’open data. Transport, énergie, bâtiments et statistiques socio-économiques : la plupart des grandes thématiques liées au développement et à la planification urbaine sont accessibles à San Francisco.
Si l’objectif premier est bien de favoriser les innovations, la municipalité souhaite également stimuler la création d’emplois, renforcer le sentiment de citoyenneté en mobilisant les habitants sur des problématiques publiques et améliorer la relation entre gouvernant et gouverné grâce à cette politique de transparence. A moyen terme, la ville désire intégrer des données privées de citoyens volontaires. La révolution de l’open data et des technologies citoyennes est en marche. Il semble logique que la Silicon Valley ait un rôle prépondérant dans cette conquête. Implantée à San Francisco, Code for America a la ferme intention de s’étendre à d’autres villes américaines, voire d’exporter le concept à l’étranger, notamment en Europe et en France.
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En savoir plus : Service scientifique du Consulat Général de France à San Francisco
Le service scientifique du Consulat Général de France à San Francisco promeut la science et la technologie française auprès des acteurs américains et des scientifiques expatriés dans le nord de la Californie. Observant les avancées scientifiques et la stratégie américaine dans les domaines-clés, notamment en matière d’innovation et d’investissement en R&D, le service scientifique de San Francisco est plus particulièrement dédié à l’étude du secteur de l’énergie.
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Bio express des auteurs
Pierrick Bouffaron. Attaché Scientifique Adjoint au Consulat général de France à San Francisco, spécialiste Cleantech. Il contribue au blog sf.france-science.org
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Basile Bouquet. Attaché Scientifique Adjoint au Consulat général de France à San Francisco, spécialiste Smart Grid. Il contribue au blog sf.france-science.org
Sur le même thème : Code For america, collectivités, Consulat général de San Francisco, Etats-Unis, Google, San Francisco, smart city, ville durable
Pierrick Bouffaron. Attaché Scientifique Adjoint au Consulat général de France à San Francisco, spécialiste Cleantech. Il contribue au blog
Basile Bouquet. Attaché Scientifique Adjoint au Consulat général de France à San Francisco, spécialiste Smart Grid. Il contribue au blog
















Code for America, l’innovation au service des pouvoirs publics – Cleantech Republic | itypamiers | 10.01.13 à 05.57
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